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ìorsque sa présomption , sa va-nité & son avarice , qu’il avoit ca-chées d’abord, & qu’il développatrop ensuite, lui eurent fait perdretout crédit en Angleterre. GrégoireXV, son ami Sc ion condisciple,en ayant été averti, lui fit dire parl’ambaffa'dear d’Espagne qu’il p 0 „_voir revenir à Rome, sans aucunecrainte. Domìnis , avant de partir,voulut signaler son retour à la foide 1 ’Eglise, par une action d’éclat,propre à réparer le scandale de sadésertion. II monta en chaire à Lon-dres, & rétracta tout ce qu’íl avoitdit ou écrit contre l’Eglise. JacquesI , irrité de ce coup d’éclat, lui or-donna de sortir de se s états foustrois jours. L’archevêque, arrivéà Rome, abjura publiquement seserreurs , & demanda pardon , dansun consistoire public, de son apos-tasie. Son humeur inconstante & bi-zarre ne lui permit pas de jouir enpaix des charmes de son nouveauséjour. Des lettres interceptées fi-rent juger qu’il se repentoit de saconversion dès isizz, c’est-à-dire,fix mois après son retour. UrbainVIII le fit enfermer au château St-Ange, où il mourut de poison, se-lon quelques historiens, en ifir; ,à 64 ans. On a de lui : I. Un grandtraité De RepublicaEcclefiaflica, en3 vol. in-f°. Londres, 1617 &i6ìo;Francfort ,1658, censuré le 1 ç dé-cembre 1617, parla faculté de théo-logie de Paris. Sous prétexte dedonner des moyens de concilier lesProtestants avec les Catholiques, ilavança plusieurs propositions favo-rables à ceux-là. Les principalesétoient : « Que l’Eglise, sous le pon-„ tife Romain, n’est plus l’Eglise,„ mais un état humain , fous la„ monarchie temporelle du pape;„ que l’Eglise n’a point une puis-„ sance coactive, ni de contrainte» extérieure ; que les prêtres n’of-frent point, à proprement par-
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» ler,!esacrifice de J.C., maisqu’ìís» en célèbrent seulement la com*» mémoraison; que l’inégalité de» puissance entre les Apôtres est» une invention humaine, qui n’a’> aucun fondement dans l’Evan-» gile-, que le Saint-Esprit est le» véritable vicaire de Jzsvs -» Christ en terre ; que lean Hus» avoit été mal condamné par le» concile de Constance; que Jiscrs-» Christ a promis son St Esprit à« toute l'Eglise, sans l’attacher auX” prêtres ou aux Evêques, & fans» en excepter lés laïques ; que les» évêques succèdent, chacun en” son particulier, à la puissance» universelle; que l’ordre n’est pas» un sacrement ; que l’Eglise Ro-» m aine, à cause de la dignité de» sa ville, est la premiere des égli-» ses en excellence , & non en» juridiction; que les ministres de» l’Eglise ne sont pas obligés au« célibat ; que le vœu solemnel des» moines n’a point d'effet au-delà» du vœu simple; que la papauté" est une fiction des hommes,
Le traité de Dominis fut brûlé avecle corps de son auteur au champde Flore , par sentence de Tin qui»sition. ( Voy. vi. Marivs. ) II. Deradiis visas & lucis in vitris perspec-tives & bide , Traclatus ; à Venise »ióii, in-4 0 . Jusqu’à lui l’arc-en»ciel avoit paru un prodige presqueinexplicable : Dominis fut le pre-mier qui développa avec sagacitéla raison des couleurs de ce phé-nomène. II parle, dans son traite,des lunettes à longue-vue, dontl’ìnvention étoit alors très-nou-
velle. 11 mêla quelques erreurs a l a
vérité qu’il avoit trouvée ; m® 1 *Descartes, qui le suivit, le rectm 3& le surpassa.
DOMITIA-LONGINA, 6UedUcélébré Corbitlon , général l'ousA-^ron , femme de Domitien, se uma par ses débauches, dont e -