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du suicide. L’auteurcite, peur ap-puyer ses dangereuses idées ,l’exemple d’un grand nombre dehéros payens , ensuite celui dequelques Saints de l'ancien testa-ment,d’une foule de martyrs,de con-felTeurs, de pénitçnts , &c. Jesus-Christ même est amené en preu-ve de son système. Ce livre fut fu-neste à beaucoup de ses compatrio-tes , qui se livrant ( dit Nicéron ) àla mélancolie trop ordinaire de lanation, trouvèrent ses raisons as-sez bonnes pour se donner la mort.Jean Watton publia la Vie de Donne,en anglois , Londres i6;8 , in-ia.Voyei en un extrait dans les Mé-moires de N icéron, Tomes VIII.
DOPPEL-MAIER, (Jean Ga-briel) né à Nuremberg en 1077 >quittaP étude du droit auquel ses pa-tents l’avoientdestiné, pour les ma-thématiques , science pour laquellela nature lui avoir donné un grandtalent. II les professa dans fa pa-trie , après s’être perfectionné dansdes voyages qu’il fit en Hollande& en Angleterre. Les académiesde Petersbourg, de Londres 8c deBerlin se l’aíîocïerent. II mouruten 175 0 , à 73 ans. Outre des Tra-ductions allemandes de divers Li-vres françois & anglois d’Astrono-mie & de Mécanique , on lui doit desOuvrages de Géographie 6* de Phy -fique, écrits en fa langue. II en aaussi mis au jour quelques-uns enlatin: I. Phyfica experimentis illuf-trata , in-q.". II. Atlas ccelestis , inquo 30 Tabula, Astronomie ce a ri inciseztontinentur , in-f°. 1742.
I. DORAT, (Jean ) Avratus,poète Grec , Latin , François, natifdu Limousin,s’appeloit Dinemandiou Difnemítin , 8c il prit celui dela ville de Dorât. Cétoit un bonlittérateur , qui , avec l’extcrieurd’un paysan, avoit un esprit déli-cat 8c une aine noble. II s'acquittant de réputation par ses vers,
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que les poètes ses contemporainslui donnèrent le nom de PindarcFrançois, surnom que la postériténe lui laissera rias. Charles IX créapour lui la place de Poète Royal,Scaliger dit qu’il composa plus de50 mille vers grecs 8c latins. Onne publioit aucun livre, qu’il n’enornât le frontispice de quelquesvers. II ne mouroit presque pointde personne un peu connue, quesa muse n’en chantât la perte. Umourut en 1588, à 80 ans, pres-que dans l’indigence , parce qu’ilétolt fort libéral, & qu’il se faisoitun plaisir de traiter ses amis. Surla fin de ses jours il perdit fa fem-me , & se remaria à une jeune fillede 22 ans. II dit pour excuse àses amis qui le plaisantoient, quec’etoit une licence poétique , 3 c quepuisqu’il fallait mourir d’un coupd’épée , autant valait - il en choijitune dont la lame fût neuve , que d’enprendre une gâtée par la rouille... ScSPoésies , imprimées à Paris, 1586 ,2. vol. in-8° , font pour la plu-part fans force , fans délicatesse >fans pureté. S’il eût su limer &polir ses vers lyriques, 8c fur toutleur donner cette vigueur, cetteforce qui caractérisent ceux d ’B»'race 8c de Pindare , il auroit p uavoir quelque part à la gloire deces deux poètes. Dorât fut le pre'mier qui introduisit en France le*anagrammes, jeux de college, qu'j*faut laisser aux faiseurs d’acrost 1 'ches 8c de logogriphes. Le pj uSgrand mérite de Dorât , c’est d a 'voir beaucoup servi au rétabli*^'ment de la langue Grecque , st u 1avoit apprise sous d’excell e C cSmaîtres. II eut à Paris une chair®de professeur royal en cette l angue , dont il fut pourvu en 15Scia remplit avec beaucoup d ereputation. , ,
II. DORAT , ( Claude-JoseP^né à Paris le 31 déc, 17341 ^’ UIÎ 3