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Tome III.
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stiteur des comptes originaire duLimousin, fit ses études avec dis-tinction au college du cardinal leMoine. II fut d’abord destiné à lamagistrature; mais fou esprit lé-ger & agréable , ne pouvoir Rac-commoder des études sérieuses quecet état demande. II entra dans lesMousquetaires en 1757, 8c en sor-tit bientôt après , pour se consa-crer entièrement à ìa littérature &à la poésie. II débuta par la tragé-die de Zulica , piece très - foible ;8c par des Héroïdes , qui, malgréquelques beaux vers > ne font quede longs & fades monologues. IIréussit mieux auprès des gens dumonde par des pieces légeres, où ,

* limitation de Voltaire, il fut saisirà propos les singularités du mo-ment & i’esprit du jour. 11 dit delui-même dans ses Fantaisies :

Entre L ’Amour & la Folie

Ce pauvre globe esi hulotte r

Sentir f un , esi ma volupté ;

Rire de P autre , esi mon génie.

Cette affectation de rire dans unhomme qui tâchoit de. paroître li-vré à la mollesse & à l’incurie , &.qui, au milieu de cette indolencea ffectée, étoit inquietté par unïmour propre trop sensible > neParut que la grimace d’unecoquet-te qui vouloir tromper le public ,fans pouvoirse faire illusion à elle-meme. Mais en relevant ce ridi-cule , assez commun aujourd’hui,nous rendrons justice au caractèredoux 8c honnête de ce poète , &aux sentiments de son cœur capa-ble d’amítié. II eut des amis, 8c futles conserver. Quelques-uns d’en-îr eux, fideles à fa mémoire

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Dames. Ses (Ruvres , ornées degravures très-dispendieuses pourlui 8c pour ses lecteurs, font enplusieurs volumes in-8° , dont unhomme de goût pourroic extraire1 petits volumes in-12. On feroitgrâce à son poème de la Déclama-tion en iv chants, rempli de pré-ceptes sages Sc de vers très-bienfaits ; à celui du Mois de Mai , quioffre de la mollesse 8c de richesdescriptions ; à quelques Lettresd'une Chanoinesse , pleines d’intérêt8c de feu ; enfin à quelques-unesde ses Fantaisies , dont les premiè-res , telles que le Déménagement ,le Congé ,. Lee. 8cc. ; un colorisbrillant, une peinture assez vraiedes travers 8c des ridicules du jour,offrent un ton piquant, original8c facile ; mais qui ayant été tropmultipliées , ont, dans leur variétémême, une forte de monotonie fati-gante. Ses flatteurs le comparoientà Ovide : il en avoir la facilité, 8cil en a quelquefois imité la licence;mais le poète Latin, toujours pur,toujours correct , n’affectoit pointce jargon éphémère, ce persiflagecontinuel, ce ton moitié pédant,moitié cavalier, qui peuvent êtreLimage du style 8c des moeurs dutemps , mais qui ne font pas faitspour plaire à la postérité. Uahomme d’efprit, en peignant ceshéros de toilette , qui par leursfeux glacent tous leurs lecteurs,a dit :

Tel fia Dorât, « fameux coryphéeDes écrivains accueillis a P?P ho *‘ ,II ne puisait . dans fa teu ccQu'un vain jargon & des fenttme

patient de lui qu’avec la plus gran- Sans cesse il eut la furent de iar^de sensibilité. II mourut d’une ma- Fin persifleur & U S"J, itlS appasiadie de langueur , à Paris, le ay Prompt a vanur J^l confíoi jf 0 itpas ,av nl 1780, âpres avoir dissipe une De cent Lais, ? Um ^ me ^

fortune afíez considérable. II avoir Suivant U nm , chanta

redj gé quelque teraps le Journal des Tout fut change f» î