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La vieille Iris, malgré sa taille énor-me ,
Entre dix doigts , dans ses vers , s’a-justa ;
Et Hen qu’elle eût un ne{ long &difforme ,
D’un ne\ fripon fa Muse la dota.
Que toutes les beautés chantéespar Dorât aient été laides ouimaginaires , c’est ce qu’on necroit point ; mais il est permis depenser que toutes n’étoient pascharmantes , comme l’affurent sesvers ; & que parmi le nombre decinq à six que son Apollon adoroiten même - temps , il y en avoitquelqu’une qu’il ne connoiffoitpas. Les Comédies de ce poète,dont les meilleures font la Feinte paramour & le Célibataire , ne se firentremarquer que par quelques tiradesbien versifiées , par quelques rôlessubalternes assez plaisants. Songrand défaut , comme celui de laplupart des comiques modernes,c’est que ses caractères font enparoles , & presque jamais enaction. Ses Tragédies durent leursuccès passager à des vers heureux,& à quelques scenes tendres; maisce génie qui dispose le plan d’unouvrage, Lc cette sensibilité vivequi échauffe la diction , lui man-quoient presque absolument. Ré-gulas est la plus estimée. Quelques-uns de ses Contes , tel que celuid’ Alphonse , font d’une tournureagréable ; fi une main habile lesélaguoit, ils paroîtroient meilleurs.Ses Fables ont des grâces qui nefont pas celles de la Fontaine , &l’affectation du bel-esprit écartepresque toujours la simplicité & lanaïveté du fabuliste. Ses ouvragesen prose , dénués de force Sc denaturel, n’cnt que le mérite d’unstyle ingénieux , & qui a de l’har-monie. Une enluminure, composéedu néologisme de Marivaux & du
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persiflage de Créhillon le fils , mas-que le vide des choses. L’auteuravoit plus d’agrément que de pro-fondeur, plus de saillies que delumières , plus d’esprit que dejugement, plus de talent que degoût.
N. B. L’idée que nous avionsdonnée de réduire le Recueil volu-mineux des Ouvrages de Dorât, iété exécuté par un homme d’esprit,qui a publié ses Œuvres choisies en1786, en 3 vol. petit in-iz. II atrès-bien fait de sacrifier les Tragé-dies de Zulika , de Théagene , dePierre le Grand , de Zoramis -, lesComédies àìiMalheureux imaginaire ,des Primeurs , du Chevalier Françoisà Londres , du Chevalier François àTurin , de Roséide , ôt un grandnombre de petites productions quine méritoient pasd’ètre conservéesdans la bibliothèque d’un hommede goût. Voy. Dryden , Newton,& Quitìtí-Cvrce.
DORBAY, ( François) architecteFrançois, éleve du célébré le Vau,donna le dessin de l’église du collegedes Quatre-Nations, & de plusieursgrands ouvrages au Louvre & au%Tuileries. II mourut en 1697, 3Paris fa patrie.
DORÉ, (Pierre) Dominicain,docteur de Sorbonne , professeurde théologie dans son ordre , morten 1566, a été désigné, à ce qu’oncroit, par Rabelais , sous le non*de notre maître Doribus. II n’estconnu que par des ouvrages écritsbizarrement, St intitulés de même»c’étoit le goût de son fiecle. Lesplus burlesques font : I. La Tour-terelle de viduité , 1574, in-1 z-Le Paffereau solitaire. III. I.es net‘jMédicaments du Chrétien malade. 1 ”Les Allumettes du Feu divin. Y. LSChef spirituel. VI. La Conserve dt
G’mce.priseduPseaume CoVSí !ì> '' tme. On a encore de lui plussent®autres écrits en latin.