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Tome III.
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«î’Aquìtaîne, moine de Corme dansle ix' fiecle, enseigna au monastèrede Malmedy, dans le diocèse deLiège. Nous avons de ce savantreligieux un Commentaire fur S t Mat’f/uea, qui fit beaucoup de bruit dans5 e xvi' fiecle. Les novateurs de cetemps-là le firent imprimer à Stras-bourg en 1514, in-s°, avec quel-ques additions. On prétend que leséditeurs y femerent habilementquelques propositions erronées furla transsubstantiation. Le venin«yant été découvert, le livre futexactement supprimé ; ce qui l’arendu rare. En 15 30, on en fit une3 titre édition à Haguenau, qui futsupprimée aussi , comme étant con-forme à la précédente.

DRYADES, Nymphes qui pré-sidaient aux bois & aux forêts ;r^ais elles n’étoient point attachees•t eertains arbres, comme les Ha-’Kadryades.

f. DRYANDER, (Jean)médecin& mathématicien deWetteren dansf e Pays de Heffe, enseigna à Mar-ï* Ur g i & y mourut Protestant le20 décembre r; 60. On a de íuiplusieurs ouvrages de médecine& de mathématique, qui étoientvonsultés avant les bons Uvres dudernier fiecle & de celui-ci. Laplus grande obligation qu’on luia , c est qu’il fit des découvertestn astronomie, qu’il inventa quel-ques instruments de mathémati-que, ou perfectionna ceux quiétoient inventés. Son Anatomiacapitis, Marpurg, 1537, in-4 0 , avec«gures , a été estimée.

II. DRYANDER, ( Etançois )frere du précédent. Rayer En-Zinas.

DRYAS, fille de Faune, qu’onrevéroît comme la Déesse dé latV ur & de la modestie. II n’é-tP „ 1 ,l >as P er mis aux hommes de sefiS. r aux sacrific « v’on lui

DRY

DRYDEN, (Jean) né à Òldí-tvinde dans le comté d’Huntingtonen 1631, d’une famille distinguée,montra, jeune encore, un génie fé-cond & facile, & des talents supé-rieurs pour la poésie. 11 se fit Ca-tholique en ï 638 , sous le régnéde Jacques II, à la cour duquel ilfut toujours très-bien accueilli. Lesennemis que ses talents , son carac-tère, ou son changement de reli-gion , lui avoient suscités , firentdes cabales pour le perdre. Le roiGuillaume lui retrancha ses pen-sions-, & ce grand homme, qui afait tant d’honneur à fa patrie ,mourut dans la misere, le I er ,mai 1701 , à 70 ans, d’une in-flammation au pied , causée parla croissance d’un ongle sous lachair. Ses critiques, semblables ,dit Pope, à ces moucherons qui nefont jamais si nombreux qu’au so-leil couchant d’un beau jour d'été ,harcelèrent sa vieillesse. ( Vvye{SìíEFFìEíD ). Dryden s’est signalédans tous les genres de poésie. Sesouvrages font pleins de détails na-turels à la fois Sc brillants, animés ,vigoureux, hardis, passionnés. Saréputation seroit fans altération,s’il n’avoit fait que la dixieme par-tie de ses ouvrages. II avoit unegrande facilité, mais il en abusait rdelà des inégalités étonnantes, &ce mélange de bas Sc de noble, depuérilité sic de raison. Ses princi-pales productions font: I. Des Tra-gédies, qui offrent de grandes beau-tés semées çà & là; mais qui, dansle total , ne font que des farcessublimes : ( Atterhury en traduisitdeux en vers latins , Achitopel 8CAbsalon. ) II. Des comédies , d’unelicence que le théâtre I rançois nesupportèrent point. La nature pa-role fans voile fur la feene Àn-gloife, Sc Dryden ne s’est que tropconformé à l’ufage de son pays.III. Des Opéra , St plusieurs autres