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Tome III.
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coûts de l’Europe, en Allemagne ,en Italie, en Angleterre , en Hol-lande , & il s’en acquitta en hommeconsommé dans les négociations.

On fait la part qu’il eut au% trai-tés conclus à Utrecht, à Bade & àRastadt. Ses travaux furent récom-pensés par des bénéfices & despensions , & enfin par l’abbaye deNotre-Dame de Reffons près de fapatrie. II mourut à Paris le -Zmars 1742 , à 72 ans , secrétaireperpétuel de l’académie Françoise.

H étoit d’une société douce , 8cd’un caractère poli & obligeant.Ses ouvrages font une preuve de lavariété & de l'étendue de ses con-noiíTances. Les principaux font :

I Réflexions Critiques fur La Poéfie &fur la Peinture , 171 n, in-12,2 vol. i& réimprimé en 1740, in-12, 5v °l. C’est un des Uvres les plusutiles en ce genre, qu’on ait jamaisécrits fot ces matières cher aucunedes nations de l’Europe. Ce quila bonté de cet ouvrage , (dit1 auteur du Siecle de Louis X/U),u est qu’il tì’y a que peu d’erreurs ,ct beaucoup de réflexions vraies ,nouvelles & profondes. 11 manque«pendant d’ordre, 8c sur-tout dePrécision-, mais l’écrivain pense 8csait penser. 11 n e savoir pourtantPas la musique , il n’avoic jamaisPu faire des vers , Sc n’avoit pas untableau ; mais il avoit beaucoup lu,vu, entendu, ou réfléchi. La littéra-ture ancieunelui etoit ausiì connueque la moderne , & les langues sa-vantes Sc étrangères autant que lasienne propre. II. VHistoire desQuatre Gordiens , prouvée & illustréefar les médailles ; Paris ,1695, in-12.On n’en admet ordinairement quetrois: Fauteur soutient avec beau-coup d’érudition, mais en mêmetemps avec beaucoup de modestie,st u ’1 y en a eu quatre. Son senti-i^® n *!j e paroit pas avoir été adopté.

1. Histoire critique de F étal li (sèment

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de la Monarchie Françoise dans UsGaules ,17 34,3 vol. in-4 0 , réim-primé en 1743, avec des augmen-tations 8c des corrections, en 2vol. 111-4° 8c 4 vol. in-12. Cet ou-vrage a séduit beaucoup de gens,dit un auteur quil’aréfuté, parcsqu’il est écrit avec beaucoup d'art;parcs qu'on y suppose éternelle-ment ce qui est en question ; paresque plus on y manque de preuves,plus on y multiplieles probabilités.

Le lecteur oublie qu’il a douté,pourcommencer à croire. Mais quand onexamine bien , on trouve un co-losse immense qui a des pieds d’ar-gile ; 8c c’est parce que les pieds sontd’argile, que le colosse est immen-se. Si le système de l’abbé Dubosavoit eu de bons fondements, iln’auroit pas été obligé de faire troismortels volumes pour le prouver,

11 faut avouer pourtant, avec leprésident Hesnault , qu’il a soit biendémêlé plusieurs points obscurs furl’origine de notre nation. On peutvoir ce qu'a dit cet illustre écrivainpour modifier son système. L'opi-nion de l’abbé Dubos , est que lespeuples des Gaules ont appelé lesF rancs pour les gouverner. II faitde Clovis un politique plutôt qu’unconquérant-, 8c, suivant de meil-leurs écrivains, ce prince étoit en-core plus conquérant que politi-que. IV. Histoire de la Ligue de Cam-brai , faite en 15 80 , contre la répu-blique de Venise, dont la meil-leure édition est de 1728 , 2 vol.in-12. L’auteur y fait connoîtreles intérêts des princes, les in-trigues des cours , les manœuvresdes négociateurs , les usages 8c lesmoeurs du temps, 8c c’est un mo-delé en ce genre. On lui a repro-ché, ainsi qu'à l’historien du Traitéde Westphalie, d’êtrelong Sc diffus;mais c’étoit un défaut neçeffaire.Les événements se succèdent len-tement dans leurs récits , parce

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