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de sa main. L’empereur FerdinandII l’employa dans les affaires im-portantes. II lui donna l’évêchéde Tina en Dalmatie, l’an 1560.Le Clergé de Hongrie le députaau concile de Trente, 1 ans après,où il ne tint pas à lui qu’on n’sc-cordât le mariage aux prêtres :c’est là fans doute qu’il connut leCardinal Palus , qui le prit pourun de ses secrétaires. Son pen-chant pour les nouvelles erreursscandalisa cette assemblée, & l'em-pereur fut obligé de le rappeler.Dudith , déjà protestant dans lecœur, épousa en secret à son re-tour une des iìllesd’honneur dela reine , se démit de son évêché ,& professa publiquement la reli-gion prétendue réformée On pré-tend que de Protestant il devintSocinien ; & qu’enstn il mourut le23 février 1389, à 56 ans, fansavoir aucun sentiment fixe sur lareligion. II passa à de secondesnoces , après la mort de fa pre-mière femme, dont il eut un filsqui lui causa de cruels chagrins.On prétend que la nuit qu’il mou-rut , il laissa à son épouse les verssuivants :
O cœcas anime latelras % & nefciacorda
Craflina venturo quid ferat horadie !
Quis noâem me illam , convivia£- illa putajfet
I/Ltíma , tam caro ducere cumcapite ?
On a de Dudith un grand nontbred’ Ouvrages , de Controverse , dePhysique , de Poésie. On trouve ceux-ci dans le 2 e . vol. des Délices desPoètes Allemands. Les mœurs deDudith croient > dit-on , fort ré-glées : il haïssoit les vicieux; maisil aimoit les hommes, & tâchoitde faire du bien à tous. ( Voye^ unarticle curieux fur cet homme cé-
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lebre , dans le tome xvii des Mé-moires de Nicéron.
DUDON , doyen de St-Quen-tin , envoyé en députation par Al-len , comte de Vermandois, versRichard /, duc de Normandie, enfut comblé de bienfaits. Ce fut parreconnoissance, que Dudon écrivitVHistoire des premiers ducs de Nor-mandie , en trois livres -, mais lessavants conviennent que cet ou-vrage , écrit plutôt par un roman-cier que par un historien , ne mé-rite pas plus de croyance que laThéogonie d’Héjìode , ou l ’Iliaded’IIomcre. Dudon vivoit encore en
1026.
DUELLIUS, Voy. Duiixius.DUFAY, Voy. Faï(Du)
DUFOUR, DUFOURNY, Voy:Four & Fournï.
DU 1 RESNE, Voy. Fresiíe.DUFRESNOY, Voy. FresnOT& II Lenglet.
DUÍ RESNY , Voy. Fresny.DU GUAY TROUIN , Voye\
Guay-trouin.
DUGDALE , ( Guillaume) né àShustock dans le comté de War-tvick en 160 j, d’uneîârtflle noble,mourut le 10 févriéf r£>86 , à 81ans. II passa une partie de fa vieà visiter des archives, à copier d’an-ciens monuments, & à chercher lavérité dans les décombres que I etemps avoir épargnés. Le com reá’Arundel, instruit de son mérite,lui procura une place de hérault*d’armes , & une pension de 20 h v 'sterlings, avec un logement dans I epalais des héraults - d’armes.daìe étoit un homme laborieuxsage , qui cultiva les lettres au n 11lieu des orages qui agitèrent de iotemps fa turbulente patrie; txforce de foins & de recherches, ^vint à bout de donner les meil| e0ouvrages qu’on ait fur les antiqtés d’Angleterre. Les princip 3 ^font : I. Monastìcon Anglic anu ’ n ’