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í'erreur. Le cardinal de Neailles ,& le procureur général du parle-ment de Paris Joly de Fleury ,l’avoient approuvé. Nous savonsde très-bonne part, & par des per-sonnes qui avoient lu les projetsde Dupin avec des yeux moinsfascinés que ceux de l'évêque deSisteron , qu’il n’y avoir rien dansson écrit qui dût paroitre suspectà un théologien judicieux & mo-déré. Ce fut par les mêmes vues depaix que, pendant le séjour duczar Pierre à Paris , il fut con-sulté sur quelques projets de réu-nion , qui malheureusement n'on tpoint eu d’effet. Enfin , quelquejugement qu’on porte de sa façonde penser & de sa conduite , onne peut lui refuser un esprit net,précis , méthodique, une lectureimmense, une mémoire heureuse ,un style , à la vérité , peu cor-rect , mais facile & assez noble , &un caractère moins ardent que celuiqu’on attribue d’ordinaire aux écri-vains du parti avec lequel il étoitlié. Cet homme célébré mourut àParis le 6 juin 1719 , à 6z ans ,regretté de ses amis & du public.Vincent , son libraire, honora sontombeau d’ur.e pierre de marbre,avec une épitaphe de la compo-sition du célébré Ru/lin. Les prin-cipaux ouvrages de ce laborieuxécrivain font : I. Bibliothèque des Au-teurs Ecclésiastiques, contenant /’ His-toire de leur vie , le Catalogue , laCritique , la Chronologie de leurs ou-vrages , tant de cevx que nous avons,que de ceux qui se sont perdus ; lesommaire de ce qu’ils contiennent ;un jugement fur leur style , leur doc-trine , ct le dénombrement des diffé-rentes éditions de leurs ouvrages ,en„58 volumes in-8° ; réimpriméeen Hollande en 19 vol. in-4 0 .Dom Cellier a donné dans le mêmegenre un ouvrage qui est plusexact , mais qui se fait lire avec
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moins de plaisir. L'abbé Dupin jugepresque toujours fans partialité 8cfans prévention, & fa critique estordinairement dégagée des pré-jugés du vulgaire : mais la vitesseavec laquelle il travailloit, lui afait commettre un grand nombrede fautes. Les derniers volumesne font pas faits avec le mêmefoin que les premiers. Les viesqu’il donne font trop abrégées ;les faits ne font ni assez déve-loppés , ni assez bien discutés. Lestables chronologiques font sou-vent en contradiction avec l’ou-vrage même. Les catalogues deslivres ne font gueres plus exacts.Les principales erreurs qu’on luireprocha , en flétrissant son ou-vrage , étoient : 1. D’affoiblir leculte d’hyperdulie que l’église rendà la mere de Die. 2. De favo-riser le Nestorianisme. 3. D’af-foiblir les preuves de la pri-mauté du St-Siége. 4. D’attribueraux SS. Feres des erreurs fur l’im-mortalité de l’ame & fur l’éternitedes peines de l’enfer. 5. De parlerd eux avec trop peu de respect,&c. &c. &c. II. Une Edition deGerfon , en 5 vol. in tol. III. Traitede la Puijfance Ecclésiastique ct Tetn*pore/le, in-8°.IV. Histoire de l’Eglifien abrégé , en 4 vol. in-12. V. Bis'toire Profane , 6 vol. in-12.. Cet ou-vrage & le précédent, faits à 1*hâte, manquent d’exactitude.Dan*l’abrégé de l’hístoire de l'Eglise > 1ne donne rien ni à la préventionni à la passion. II raconte, & j ,€ fïde plus. On sent bien pour qu> Êson cœur; mais au moins son cœurn'égare pas ía plume. C’est le ) u ® e ement que porterent de cet ouvragles Journalistes de Lrêvons > ^d’ailleurs n’étoient pas favora
à Dupin. VI. Bibliothèque univtrstt^
des Historiens , en 2 vol. in-8 > J?vant le plan de fa Bibliothèquedéfia stique, mais qui n’a p as