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Tome III.
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*684. Il avoir déjà préparé desmatériaux pour fa Biblioîhéeue

universelle des Auteurs Ecclésiastiques ,doat !epremier volumepanit in-8°en r 686. Les huit premiers siéclesétoient achevés,' lorsque !a libertéa '’ec laquelle il portoit fou juge-ment fur 1e style , la doctrine &les autres qualités clés écrivainse ec’.ésiastiques , déplut à Bojfuet ,lui en porta fes plaintes íHarlay ,archevêque de Paris. Ce Prélatobliges D u fìn à donner une ré-tractation d’uu aifez grand nombrede propositions , dont ruelques-Unes étoier.t susceptibles d’ua íensfavorable. L’3uteur , en fe sou-mettant à tout ce-qu’on voulut,efperoit que son ouvrage ne se-r °it pas supprirr.é. Ii le fut cepen-dant !s io svr.l 1693 -, mais on luiBc corda la liberté’ de îe continuer ,

caoabpi

-*» cnangeant feulementCet ouvrage immense , o* hd’occuper lui seul la v ' e desieurs hommes, ne l’empêcha pcde donner au public plusieurstres écrits fur des matières vmptantes. L’activité de son génie tfifoit à tout. II étoit commiiudans la plupart des affaites d<faculté ; il étoit oblige de r«plir fa chaire de philosophiecollege royal ; il travailla pendplusieurs années au Journal desvants-, il étoit le conseil dr psieurs écrivains , fournissantmémoires aux uns , donnantavis aux autres. Malgré cette ntiplicité d’occupations , il trvoit encore le moyen de felasser , une partie de la jonrna vec ses amis. Né avec un cate re facile & sociable , il nerefusoir à personne. La douede sa vie fut troublée par l’aff.du cas de conscience ; il fut 1es docteurs qui signèrent ceC«te décision lui fit perdre fa ch'-t *c séjour de la capitale. Exi

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Ghatelleraut en 1703, il obtint sonrappel en fe rétractant; mais il neput jamais obtenir fa place de pro-fesseur royal, dévient XI remerciaLouis XIV de cc châtiment; & dansle bref qu’íl adressa á ce monar-que , i! appela ce docteur un hommed’une très-mauv aise dcHríne , (S* cou-pable de pluficars excès envers le Siège■Apostolique.... Dupin ne fut pas plusheureux fous la régence. 11 étoitdans une étroite liaison avec l’av-chevêquecie Cantorberi, & mêmedans tine relation continuelle. Onsoupçonna du mystère dans cecommerce ; Sc, !e 10 février 1719,011 sit enlever tous fes papiers. « Jen me trouvai im Palais-Royal au» moment qu’on les y apporta ,

(dit Lafitcau , évêque de Sisteron ,de qui nous empruntons ces anec-dotes) « i! y étoit dit que les prin-» cipes de .notreFoi peuvent s’ac-» corder avec les principes de la» religion Anglicane. On y avau-» çoit que, fans altérer l’inté->' grité des dogmes , 011 peutabo-» lir la confession auriculaire , Sc» ne plus parler de la TraníTub-» stantiation dans !e sacrement de» l’Eucharistie; anéantir les voeux« de religion , retrancher le jeûne.> sc?abstinence du carême; fe paf-» fer du pape , & permettre le ma-*» riage des prêtres ». Les ennemisde Dupìn prétendent que fa con-duite étoit conforme à fa doctrine;qu’il étoit marié, & que fa veuvefe présenta pour recueillir fa suc-cession. Si ce célébré docteur étoittel qu’ils nous le présentent, lepnp» rievoit paroître modéré dar.sles qualifications dont il le charge ;mais rien n’est plus faux que tousces bruits scandaleux. Le projetde réunion de 1 ’église Anglicaneavecl’églifcRomaine, n’écoitpointun mystère : cYtoit plqtôt le fruitde l’efprit conciliant de Dupin ,qu’une fuite de son penchant poujf

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