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Tome III.
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croît amoureux de Marie , sœurde Henri VIII , roi d'Angleterre ,épouse jeune & belle de LouisXII , mari infirme qui étoit fansenfants. La reine avoir accordé unrendez vous au jeune prince , quise glissa , pendant la nuit, par unescalier dérobé. II étoit prêt d’en-trer dans l’appartement de Marie .lorsqu’un homme robuste l’enlevetout-à-coup, Sc l’emporte interdit& furieux. Cet homme ne tarda pasà se faire connoître : c’étoit Z 3 u-j>rat... Quoi ! dit il au comte avecvivacité, vous voulie\ vous donnerTous-niémc un maître & vous alliessacrifier un trône à un instant de plai-sir ! Le comte d’Angoulême , loinde lui savoir mauvais gré de cetteleçon, lui en marqua fa reconnoif-sance dès qu’il fut roi. Pours’affer-mir dans les bonnes grâces de ceprince, qui cherchoit fans cesse del’argent, & qui n’en trouvoit pastoujours , il lui persuada de ven-drelescharges de judicature. Ainsi ,l’art si noble de juger les hommes ,fut mis en vente comme une mé-tairie. Ce fut encore lui qui luisuggéra de créer une nouvellechambre au parlement de Paris,qui n’en avoit déjà peut-être quetrop. Cette chambre, composée de20 conseillers , forma ce qu’on ap-pelle/a Toumetle. Les tailles furentaugmentées, & de nouveaux im-pôts établis, fans attendre Toctroides Etats, contre Tordre anciendu royaume. Duprat, fort du cré-dit de Louis: de Savoie ,meredu roi,se permit tout, fans rien craindre.Ayant suivi en Italie François I , ilpersuada à ce prince d’abolir laPragmatique- SanSion, & de fairele Concordat, par lequel le Pape re-mît au roi le droit de nommer auxbénéfices de France. & le roi ac-corda au pape les annates des grandsbénéfices fur le pied du revenucourant. ( Voye{ Fkakçois I,fr

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Léon X ). Ce Concordat, signéle 19 décembre 1515, le renditd’autant pi us odieux aux magistrats& aux ecclésiastiques , qu’on l’ac-cusa de s’être vendu au pape. II re-cueillit bientôt les fruits de son dé-vouement à la cour de Rome. Ayantembrassé Tétât ecclésiastique, il futélevé successivement aux évêchésde Meaux, d’Albi, de Valence,de Die, de Gap , á T archevêchéde Sens , enfin à la pourpre en1527. Nommé légat i latere enFrance , il couronna la reine Eléo-nore A'Autriche. Un auteur Italienprétend qu’il voulut fe faire papeen IS34, après tg mort de Clé-ment VIL. Cet auteur ajoute qu’ille proposa au roi, auquel il pro-mit de contribuer jusqu’à 400,000écus ; mais ce monarque fe mo-qua de son ambition , & retintson argent. Ce fait paroît pour-tant peu vraisemblable : car ,outre que Paul IIL obtint 1 *tiare vingt jours après la mort deClément VII , il n’y a pas appa-rence que Duprat , qui étoit âgeSi incommodé, songeât à quitterla tranquillité de sa maison pourles agitations de la coup pontificale.D’ailleurs, il s’étcit fait tant d’en-nemis, qu’il ne faut pas adopter toutce qu’on a dit Si écrit contre lui.Un des reproches qu’on lui a faits»c’est son défaut de science. Sadoletloue cependant la doctrine de cecardinal ; & les efforts que Dupratfit pour attacher T évêque de Car-pentras a u fer vice du roi, marquentqu’il fe connoissoir en mérite litté-raire. Duprat devint si gros fur I*fin de ses jours, qu’on fut obliged'çchancrer fa table pour placer sonventre. La chair d’únon étoit poulúi-un.mets exquis, & touscourtisans & ses parasites la trouvoient par conséquent exce ií eIît j ( *Mecènè avoit le même goût. D :í pr ,se retira, sur la fin de ses jours, * *