Band 
Tome III.
Seite
379
JPEG-Download
 

D U P

château de Nantouillet, où il mou-rut le 9 juillet 1535, à 72 ans, con-sumé par les remords & par les ma-ladies. Ses intérêts furent presquetoujours fa feule loi. II leur sacri-fia tout ; il sépara l’intérêt du roi,du bien public ; il mit la discordeentre le conseil 8c le parlement ;il établit cette maxime si fausse, &si contraire à la liberté naturelle,qu’t'Z n 1 est point de Terre sons Sei-gneur. Né avec un cœur bas & uneame avide , il employa les moyensles plus illégitimes pour s’enrichir.sie roi, las de ses demandes con-tinuelles , lui répondit par ce de-mi-vers de Virgile : Sat jpraTAEtBERB; allusion ingénieuse à sonn om. On prétend, peut-être témé-rairement , qu’il irrita ionise de Stt-vote contre le connétable de liour-b°n, dans l’espérance de profiterde sa dépouille. Ce prélat ne fitrien pour les diocèses confiés à sesfoins. II fut long temps archevêquede Sens, (dit le P. Sertier) Sc ilne s’y montra pas une feule fois.Austì fa mort n’inspira aucun re-gret , p as même à ses courtisans.

fit cependant bâtir, à l’Hôieì-Dìeude Paris, la salle qu’on nomme au-jourd’hui la salle du légat. Etieferabien grande , dit le roi, Jì elle peueeontenir tous les pauvres qu'il a faits.

Ces grands événements arrivés pen-dant son ministère dans l’Etat Scdans la Religion . la prise de Fran-çois I , le sac de Rome , la déten-tion du pape C liment VIII , l es nou-veautés introduites dans la. Reli-gion par Luther , le schisme d’Atv-gleterre , ont donné lieu au pro-verbe : II a autant d’affaires que le

FI. DUPRAT , ( Guillaume) filsnaturel du précédent, évêque deî ormont, assista au. concile de

da s ° US le P a P e fon-

ffUegi de Clermont, à Paris,r e<i Jésuites ; & mourut en

D U P 37g

ijóo, à 53 ans, avec la répu-tation d’un prélat zélé Sc éclairé.II avoir une barbe des plus touf-fues. M. de la Place prétend que,s’étant présenté dans fa cathé-drale pour faire l'office, le Doyendu chapitre voulut la lui couper ,parce que les statuts de ce corpsportoient que, pour entrer auchœur , il falloir avoir le mentontondu. Le prélat s’agita en défen-dant fa barbe , & finit par pren-dre la fuite vers son château deBeauregard, où la stevre le prit,& l’emporta quelques jours après.

I. DUPRÉ de Gruyer , (Jean)est le nom d’un hermite , architecte,à qui l’on a attribué un talent quitient du merveilleux. II bâtit, dit-on, aidé par son seul valet, dansle roc , VHermitage de Fribourg enSuisse. Le clocher 8c la cheminéede la cuisine, font ce qui excite leplus Padmiration des voyageurs:le canal de cette cheminée a 90pieds de haut. Est-il croyable quedeux hommes seuls aient pu faire,même en 20 ans, un fi étonnantouvrage ? Au reste, ce maçon Ana-chorète avoir peut-être le don desmiracles, comme celui qui bâtit lepont d’Avignon.

II. DUPRÉ, (Claude) sieur deVau-Plaifan , naquit à Lyon versl’an 1543. Ses ancêtres y avoientété distingués dans la robe & dansla littérature ; un autre Claude Du-peé , mort en 15 50, & enterré auxJacobins de cette ville , a composéun Traité des connaissances généralesdu Droit. Celui-ci st t ces étudesdans fa patrie, 8c prit des.gradesdans runiversité de Toulouse , enl;6; , après avoir soutenu, avecsuccès, ses Thèses publiques. Qua-tre ans après, il fut pourvu d’unecharge de conseiller, en la séné-ebaussée8csiège présidial de Lyon,qu’i! exerça avec beaucoup d’hon-neur. C’cst en considération de ses