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Tome III.
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artiste mourut en 1707, à 66 ans ,dans l’hôtei royal des GobeIins,oùil avoir un logement, avec le titrede graveur ordinaire du roi, & deconseiller dans l’ucadémie royalede peinture. On ne doit pas oublierdans la liste de ses Estampes , cellede la Magdeleine renonçant aux vani-tés du monde, d après un tableau dele Brun. £!íe est rema .quable , parla beauté de la gravure Scia finessederexpreíîion.

EDER, (Georges ) né à Freisin-glien, se fit un nom vers la fin duxvi e siocle, par son habileté dansla jurisprudence. II fut honorépar les empereurs Ferdinand I , Ma-ximilien II & Rodolphe II , de lacharge de leur conseiller, & laissaplusieurs écrits fur le droit, dontle meilleur est son (Econcmia Bi-bîicrum, feu Partitionum Biblicartim,libri V, ir, fol.

EDGAR, roi d’Angleterre, ditle Pacifique , succéda à son frereEdwin en 959 .11 vainquit les Ecos-sois , imposa à la province de Gal-les un tribut annuel d’un certainnombre de têtes de loups, pourdépeupler l’ile de ces animaux car-nassiers. II subjugua une partie del'Irlande, poliça ses états, réformales moeurs des ecclésiastiques, quoi-que les siennes ne fussent pas tou-jours réglées; & mourut à 33 anscn 975, après un régné de tú ans.Quelques auteurs rappellent l'-r-mour & les délices des Anglais. Samodération lui mérita le surnomde Pacifique , &• son courage égalason amour de la paix. Comme ilavoit favorisé beaucoup de reli-gieux, plusieurs critiques se sontélevés contre les éloges qu’on luiprodigue dans les Annales monasti-ques. M. l’abbé Millot lui reprochedes fautes, que l’Uistoire ne doit pasdissimuler. « II enleva une reli-» gieuse. Une des maîtresses d’Ed-» gard , nommée Flflede , jouit de

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» la plus grande faveur jufqu’au» mariage du roi avec Elfride , qui» étoit la fille, & devoit être» l’héritiere du comte de Divon ,» l’un des plus grands seigneurs» du royaume. Quoiqu'elle n’eût» jamais paru à la cour , le bruit» de fa beauté la rendoit célébré.» Edgar pensa sérieusement à l’é-» pouscr; mais ne voulant rien» faite au hasard , il chargea» Athelwold son favori d’aller vers

» le comte sous quelque prétex-» te, & d’examiner fi la réalitén répo.ndoit au bruit public. Les» charmes d 'Elfride frappèrent si» vivement Athelwold qu’il réso-» lut de l’enlever à son maître. Il» revient : il la représente comme» une femme fans beauté , il dé-» goûte le prince par des rapportsn infidèles; il lui insinue ensuite'» adroitement, que ce parti, in-» digne d’un roi,conviendroit às-» fez à la fortune d’un sujet, &» qu’un riche héritage le rendroit» meins difficile fur le désagrément» de la figure. Edgar consent vo-» lontiers aux projets de son fa-» vori: le mariage se conclut. Le» nouvel époux a grand soin de» tenir fa femme cachée en pro-11 vincc; mais ses envieux, ou la

» renommée, découvrirent bientôt

la perfidie. Le roi, dissimulantfa colere , dit à Athelwold qu'il'vouloir lui rendre visite dans sonchâteau, & faire connoissan^avec son épouse. Ceiui ci prendles devants, sous prétexte despréparatifs nécessaires, révélétout le secret à Elfride , &conjure d’employer son esprit& son adresse à paroître reàequ’il l avoir dépeinte. C eroitlui demander un effort des pso shéroïques. Elfride, avecl’enviede plaire, Sapeur être de se ven-ger, ne manque pas d etatoute fa grâce. L’amour , la * w