E D M
» reur s’emparent du roi. 11 en*
» gage Athelwold dans une partie» rie chaste, il le poignade de fa» propre main, & épouse fa fem-» me bientôt après ». On ne pour-xoit gueres concilier ces actionsavec les vertus chrétiennes donton tait honneur à Edgar , s’il n a-voit réparé ses fautes par la péni-tence. II fe soumit avec humilitéà celle que St Dunstan lui prescri-vit pour l’enlevement de la reli-gieuse-, & Tleury, qui fait mentiondu scandale qa'Edgar donna à sonpeuple, parle aufíi du repentir parlequel il l’expia. On trouve dansia Collection des Conciles pluíìeursl°is, qui font honneur à la sagessede son gouvernement.
EDISSA. i'oye’i Esther.EDMER ou Eadmer, moineAnglois de Cluni, dans le monas-tère de Saint-Sauveur à Cantor-ì^-ri, f ut abbé de St-Albans, puisarchevêque de St-André en Ecos-se, & vivoit encore en 11 no. Ona de lu', : j. u n Traité d: la libertéie FEglifi. II. Une Vie dc St. An-sehnt. 1U. Une Histoire ie sorttemps , & c . q u ’ 0 n trouve parmiles (Havres de St Anselme , éditiondu P. Gerieron. h’Hifioire de f O iltemps avoit déjà été donnée avecdes notes de Selden ; Londres , 1623,mf°.
I. EDMOND 0:1 Edme ,(St) na-quit au bourg d’Abendon,d’un perequi entra dans le cloître , & d’unemere qui vécut saintement dans• le monde. II fit ses études à Pa-ris , & y enseigna ensuite les ma-thématiques & les belles-lettres.Son nom ayant pénétré', tifqu'àRo-tHe, le pape Innocent III lui donnaordre de prêcher la croisade. Le^-’le avec lequel il remplit cetteonction, lui mérita l’atchevêchéU ^"'Ototheti. H y avoit alors une ®‘‘ t Eomain en Angleterre, quixerçoit une espece de tyrannie ,
E D M 397
sous la protection de Henri III,prince pusillanime. II demanda le5 S de tous les revenus ecclésiasti-que : Edme consentit de le lui ac-corder , dans l’espérance d’obte-nir la liberté des élections. Maisle pape lui ayant ordonné, peude temps après, de pourvoir 300Romains des premiers bénéfices va-cants , il crut les maux de l'églised’Angleterre fans remede. 11 se re-tira en France, & y mourut eq1241 , victime de son zele pourles prérogatives de son église. Lesécrivains Anglois disent que Ro-me & les Italiens rctíroient alorsdu royaume d’Angleterre plus de70 mille marcsd’arger.t,í'c que ra-rement les revenus du roi excé-doient le tiers de cette somme. Lepape Innocent IV canonisa St Ed-mond en 1249. II nous reste de luiun ouvrage intitulé : Spéculum Ec -clesix , dans la Bibliothèque desPeres.
II. EDMOND , (St) roi des An-glois Orientaux, fut illustre par fapiété, qui le fit mettre dans le ca-talogue des Saints. Ce prince, pluspropre aux exercices de piété qu’àl exercicedes armes, ayant voulu,en 870, livrer bataille aux Danois,fut aisément vaincu & contraint deprendre la fuite. 11 crut pouvoir secacher dans une église-, mais ayantété découvert, il fut mené à Ivar,chef des Danois, qui étoit à He-lifdon. Le vainqueur lui offrit d'a-bord de lui laitier son royaume .pourvu qu’il le reconnût pour sonsouverain , & lui payât un tribut.Edmond ayant refusé ce parti, Ivarle fit attacher à un arbre, & per-cer d’une infinité de fieches^: aprèsquoi, il lui fit couper la tete. Lachef à’Edmond ayant été trouvéquelque temps après, fut enterréavec le corps à Saint - Ediqion-bourg, ville qui a reçu son nomde ce roi. Tant que la religion