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fce prince s’avisa d’un stratagèmepour détourner _ l’orage qui lemenaçoit, & envoya reconno'itreElvir pour souverain dans ce quiconcernoit la religion , s’offrant àprendre de lui le cimeterre & lesbrodequins , qui étoient les marrques àu pouvoir absolu en ce quiregarde le temporel. La paix futlaite à ces conditions , vers l’an99 ° > & Ehir demeura calife.
ELXAI , Juif qui vivoit sousl’empire de Tr'ajan, fut chef d’unésecte de fanatiques qui s’appeloientElxa'ites. lis étoient moitié Juifs &
moitié Chrétiens. Ils n’adoroientqu’un seul Dieu ; ils s’imaginoientl’honorer beaucoup en se baignantplusieurs fois par .jour. Ils recon-noiíToient un Christ , un Messie ,qu’ils appelolentle Grand- Roi. Onne fait s’ils croyoient que Jésus ïuzle Meíue; ou s’ils en àdmettoientun autre, qui n’étott pas encore ve-nu. Ils lui donnoient une formehumaine, mais invisible, qui avoirenviron 38 iieues de haut : ses mem-bres étoient proportionnés a fa tail-le. H s croyoient que le 8r-Espr>r«toit une femme , peut-être parCestue le mot, qui en hébreu exprimele St-Efjsrìt, est de genre féminin.Elxai étoit considéré par ses sec-tateurs comme une puifíance ré-vélée & annoncée par les Prophè-tes , parce que son nom signifié ,selon l’hébreu, qui est révélez. Ilsré vérole nt même ceux de sa racejusqu’à l’adoratìon, & se faisoleatUn devoir de mourir poúr eux. Il yUvoit encore sous Valence deuxfeeurs de la famille álElxaï, ou dela race bénite, comme ils l’appeloienibiles se nommoient Marthe & Mar-t hcne ì Sc étoient considérées commedéesses par les ÉIxaites. Quand14^1 ^ortoienr en public, ces insen-*arn ? ccom pagnoient en foule .& la poudre de leurs pied:
qu'elles crachoient: òr
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gardoit ces saletés, & on les mettoitdans des boîtes qu’on portoir furfoi, & qu’on regardoit Comme despréservatifs souverains.
ELYMAS ou Bar-Jesií , fils deJebas , de la province de Cypre , &de la ville de Paphos , mit en usageson art magique, pour empêcherque le proconsul Scrgius-Paulusn’embiV.íì.lt la foi de J. C. Mais Paul,le regardant d’un œil menaçant ,lui prédit que la main de Dieu al!oies’appesantir sur hii, & qu’il seroitprivé pour un certain temps de làlumière. Alors ses yeux s’obscur-cirent , & tournant de tons côtés ,il cherchoit quelqu’un qui lui don-nât la main. Ce miracle toucha leproconsul, qui se rendit à la vérité,& se déclara hautement pour J. C.
LLYOT , gentilhomme Anglais,fut aimé & estimé de Henri VIII tqui le chargea de diverses négocia-tions importantes. Ón a de lui unTraité de P éducation des Enfants , enanglois, 1580, in-8°. & d’autrestouvrages. Foyiq ELIOT & Ká-
LICT.
ELZEVIRS, imprimeurs d’Atos-terdam & de Leyde, se sont faiíun nom , par les belles éditionsdont ils ont enrichi la républiquedes lettres. Louis , dont les pressestravailloient dès 1595, Bonaventure,Abraham & Daniel , sont les plus cé-lébrés. II n’y a plus de libraires decette famille , depuis la mort dudernier , arrivée à Amsterdam en1680. Ce fut une perte pour la lit-térature. Lès El\evirs ne valòiénspoint les Etiennes , ni pour l’érudi-tion , ni pour les éditions Grecques& Hébraïques; triais ils ne leur cé-doient point dans le choix des bonslivres, ni dans l’intelligCncE de lalibrairie. Ils ònt même été su-des-sus d’eux pour l’clégance & la dé-licatesse des petits caractères. LeufVirgilt, leur Tcrencc , leur Nouveau*Testament grec ; > in-ia ; le