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Tome III.
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í) ïaìttes-îes-Requê'les , qui vouloienjqu’on y eût égard dans les affaires duRoi , devaient être f unis comme desprévaricateurs,., Voye\ LeMERY*

l. EMILE, ( Paul ) surnommélc Macédonique , général Romain,obtint deux t ois les honneurs duconsulat. Dans le premier , il défitentièrement les Liguriens, l’anï8z avant J. C., avec une arméebien moins torte que la leur. Dansîe a e , auquel il parvint à l’áge deprès de 60 ans, il vainquit Perfce ,ïoi de Macédoine. ( Voy- f Stjl-«ICIUS ) ; réduisit son état en pro-vince Romaine ; démolit 70 placesquiavoient favorisé les ennemis.Sc retourna à Rome comble degloire. Le triomphe qu'on luidécerna, dura trois jours; Pesteç n étoit le triste ornement,

Emile , héros sensible, avoit pleuréfa défaite, & l’avoit consolé pardes raisons & des caresses. CeCapitaine faisoit profession d’unephilosophie qui ne lui permettoitpas de s’enotgueilhr de ses victoi-res. II étoit de la secte des Stoï-ciens , qui attribuoient tout ce quinrrive à une nécessité fatale. Aussidésintéressé que philosophe , ilremit aux questeurs tous les tré-sors de Versé t, ( Voyex II. PERSESd 1 Hegesilogue ), 6c ne conservade tout le butin, que la bibliothè-que de ce roi malheureux. Cegrand homme mourut l’an 168avant J. C. On raconte de lui untrait singulier. II vouloir répudierPapiría fa femme. S’entretenant unìour de son dessein avec ses amis;

vouh{-vous faire , lui dirent-ils?Votre épouse est telle & sage ; elle* 0 «s a donné des enfants de grandeespérance. — II est vrai , leur ré-pondit froidement Emile ; maisregarii,-, - - ’ "

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distinguer du collègue de Varron »nommé aussi Paul Emile , quifut enveloppé dans la défaitemeurtrière de Cannes.

II. EMILE, (Paul) en italienPaolo Emilio , célébré historien,étoit de Véronne. Le nom qu'ils’étoit fait en Italie , porta lecardinal de Bourbon à l’attirer enFrance. II y vint fous le régné deLouis XII, 8c il obtint un canonicatde la cathédrale de Paris. II mourutdans cette ville le 5 mai 1529.C’étoit un homme d’une piétéexemplaire & d’un travail infa-tigable. O11 a de lui une Histoire deí'rance en latin , 2 vol. >0-8". &in-fol. 1545, chez Vafiosan-, ré-imprimée en 1601 in-f° ; traduiteen françois par Jean Renard , 1644 ,in fol. Le style en est pur , maistrop laconique, & souvent obscur& embarrassé, II y a trop deharangues pour un abrégé, quiest d’ailleurs assez décharné. Laplupart de ces harangues fontd’autant plus déplacées, qu’il faitparier des barbares élégamment Seéloquemment , comme auroientpu parler les anciens Romains.S’il est court en quelques endroits,il est trop diffus dans d’autres,comme quand il parle de la pre-mière & de la seconde croisade.On lui reproche aussi de donnerdans les fables. II montre tropd attachement aux Italiens ; ausiiBeaucaire disoit-il qu’il étoit plurôtItalorum buccinatorem , quìm tiallicahistoria scriptorem. Cependant »malgré ces défauts , il jouit de lagloire d’avoir le premier débrouilléle chaos de notre vieille histoire,8c d’avoir défriché ses champsincultes. Cette Histoire , en dixlivres , commence á Pharamond ,& finit à la cinquième année deCharles VIII, en 14-8. Amanlddu Perron en a donné une mauvaisecontinuation.

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