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Tome III.
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Norden , Sc de celui de Léer ; en-fin la place du premier recteur del’académie de Gromngue , & cellede professeur en histoire 8c en lan-gue Grecque. Quoique plusieursprinces & plusieurs villes cher-chassent à le posséder, il ne vou-lut jamais quitter la chaire de Gro-ningue ; préférant une vie tran-quille 8c une condition médiocre ,à la brillante folie» de l’ambition.Lorsque ses infirmités ne lui per-mirent plus de travailler en pu-blic , il s’occupa dans son cabinetà plusieurs ouvrages. Les plus es-timables font : I. Vêtus Graciaillujlrata , en z vol. in-8 °.El\evir ,1626; très utile à ceux qui veu-lent connoître l’ancienne Grece.II. Décades rerum Frstcarum , in-f°.Ehyvir, IL16. Cette histoire est es-timée. Èmmius y réfute les fablesdont les historiens quil’avoient pré-cédé avoient voulu orner les anti-quités de leur nation. De sots criti-ques le bl'mnerent; mais il fut ap-prouvé par les gens sages. III. Chro-nologia rerum Komanarum , eum sériéConsulum , in f°. 1619 , avec desprolégomènes fur la chronologieRomaine à la tête de l’ouvrage.Us font écrits avec autant de jus-tesse que de précision. Ce savanthomme mourut à Groningue , le5> décembre 1625, à 79 ans.

EMPEDOCLE, d’Agrigente enSicile, philosophe , poète, histo-rien , étoit disciple de Tclauges ,qui l avoir été de Pythagore. IIadopta l’opinion de ce philosophesur la transmigration des âmes , 8cla mit en vers dans un Poème queles anciens ont beaucoup loué. Lephilosophe poète y faisoitl’histoiredes différents changements de soname. II avoit commencé par êtrefille , ensuite garçon , puis arbris-seau , oiseau , poisson, enfin Em-pédocle. II développoit dans le mé-rite ouvrage fa doctrine fur les EU-

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ments t Son système étoit, qulf y» en avoit quatre qui faisoienten-» tr’eux une guerre continuelle ,» mais fans pouvoir jamais se dé*» truite : de leur discorde même» naissoient tous les corps ,>. Lestyle á’Empédocle reffembloit beau-coup ( si l’on en croît Aristote > citépar Diogene Laérce ) à celui A'Ho-mère : il étoit plein de force , &riche en métaphores 8c en figurespoétiques. Son mérite fixa fur luiles yeux de la Grece entiere : sesvers furent chantés aux jeux Olym-piques > avec ceux A’Homère , A'Hé-siode & des plus célébrés poètes.Empédocle n’étoit point de ces fousqui s’attribnent le nom de philo-sophes , il l’êtoit dans l’efprit &dans le cœur : généreux, humain&'modéré , il refusa la souverai-neté de sa patrie. 11 se montratoujours l’ennemi déclaré des ty-rans ; il poursuivit avec vigueurtous ceux qui sembloient vouloiraspirer au pouvoir souverain. VaAgrigentin l’avoit invité à mangerchez lui. L’heure du repas étantvenue, il demanda pourquoi cMne servoit pas : C est , dit le m 31 'tre de la maison , qu’on attendministre du conseil. Cet officier ar-riva en effet quelque temps âpre'*8c on le fit roi du festin. 11 prit desairs si insolents pendant le tes 35 'qu’Empédocle soupçonna qu ìl ^avoit entre le roi du festin & celui qui l’avoit invité, quelquesein secret de rétablir la lyraiM^Le soupçon étoit bien sonne-philosophe ayant cité le lendew ^ces deux hommes devant lefeil, ils furent condamnés ? j cEmpédocle s’étoit familiarise .gtoutes les sciences. A l’exewp ^Pythagore, il fe servitce la musique comme d uu ^souverain contre les mal» j el’ame , 8c même contre cel ecorps. II étoit logé dans 1®