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Tome III.
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3 e Gela , chez son ami Anckìtus ,lorsqu’on vint l’avertir qu’un jeunehomme en fureur vouloir tuer cetami, qui avoir condamné son pere»u dernier supplice, Empédocle tâ-cha de lui calmer l’esprit par sesdiscours. Son éloquence ne pro-duisant aucun effet, il effaya d'u-nir les sons harmonieux de fa lyreau langage cadencé de la poésie.II employa les modulations quifaisoient le plus d’impreffion furle cœur du jeune homme , qu'ilparvint peu à peu à attendrir , &qui devint un de ses plus fisielesdisciples. Ce philosophe donnadans la Sicile les premiers précep-tes de la rhétorique, & il se se r *vit utilement du talent de biendire, pour réformer les mœurslicencieuses des Agrigeutins. Uleur reprochoit de courir aux plu:-sirs , comme s'ils eussent du mourirle même jour \ Lc. de fi butir desmaisons , comme s'ils eussent cru tou-jours vivre. Certains auteurs pré-tendent que , dominé par la pailìonde la physique , il s’avisa de vi-siter le grand Cratère du mont Etna,& que sa témérité curieuse fut pu-nie par la chute involontaire qu'ilfit dans les abymes du volcan ; ouque voulant se faire paffer pourdieu , 8c persuader aux hommesqu’il avoit été enlevé au ciel, ilse précipita dans ce gouffre ar-dent ; croyant que fa mort seroittoujours cachée aux hommes-, maisla perfide montagne revomit sessandales, 8c démasqua l’insensé quis’ennuyoit d’être homme. Cepen-dant , la plus commune opinione si que ce philosophe , extrême-ment âgé , tomba dans la mer &se noya vers l’an 440 avant J. C...Quelques écrivains distinguent Em-pedocu le philosophe d'un autreH'd ctoit poète.

•EMPEREUR > ( Constantin l’j6 »°?i’ck en Hollande , savant

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consommé dans l’étude des lan-gues Orientales, occupa avec hon-neur une chaire d’Hébreu à Ley-de. II mourut, en 1648, dans unâgé fort avancé. Tous les ouvra-ges qu’il a donnés au public , of-frent des remarques utiles, & res-pirent une profonde érudition Rab-binique 8c Hébraïque. Ses Traduc-tions des livres Judaïques & Tal-mudiques font les plus parfaitesque l’on ait, quoiqu’elles ne soientpas toujours exactes. Son livreDcmenfuris Templi, Leyde, 1830,in-4°, est très-savant.

EMP 1 RICUS. Voy. Sextus Em-niucus.

EMPORIUS, savant rhéteur ,storiffoit du temps de CaJJîodore auVI e siecle. II reste de lui quelquesEcrits fur son art; Paris , 1599 ,in-4 0 . Le style en est vif 8c nerveux,suivant Gíbert.

ENCELADE, le plus puissantde Géants qui voulurent escaladerle Ciel, étoit fils du Tartare 8t dela Terre. Jupiter renversa sur lui leMont-Etna. Les poètes ont feintque les éruptions de ce volcan ve-noient des efforts que faisoit ceGéant pour se retourner, 8c que,pour peu qu’il remuât, la mon-tagne vomissoit des torrents deflammes.

ENCRATITES. Voyet Ta-

TIETí.

ENCYCLOPÉDISTES. Voye jDiderot & Alembert.

ENDYMÎON, berger d’une rarebeauté, que Jupiter aima au pointde lui donner une place dans leCiel. Mais ayant attenté à l’hon-neur dc Junon , le maître des Dieux »indigné de son audace, le chassahonteusement , Sc le condamnaà un sommeil continuel. Dans lasuite , la lune , qui avoit conçupour lui une violente passion , letransporta dans un antre du Mont-Latmus en Carie, où elle alioj:

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