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Tome III.
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les plaisirs du Parnasse & de latable , & s’appeloit le Caveau ,du nom où s’affembloient sesmembres, presque tous hommes delettres. Elle étoit composée de Cré-billon, pere & fils , de Greffes, dePirun , de la Bruére, du gentil Ber-nard, du comédien la Noue , duchansonnier Gallet, de MM. Sau-ria & Colle, de M. Jelyvte, &c. &c.Chacun y lisoit les fruits de faveine, ou faisoit contribuer à l’a-musement général le talent par-ticulier qu’il poffédoit. Cette so-ciété ne subsista qu’une dixained’années , parce que quelques sei-gneurs , en y cherchant l’amuse-ment, y porterentla contrainte....On peut consulter les articles desprincipaux Epicuriens que nousavons cités. On voit par la listemême de leurs noms, que la vievolupteuse des sectateurs A'Epi-cure, dans tous les temps & danstous les âges , a pu fournir ungrand préjugé contre leur maître.Quoique plusieurs écrivains distin-gués aient justifié ( comme le ditLadvocat ) Epicure fur Varticle desmœurs, on ne peut que condam-ner celles de presque tous ses par-tisans, anciens & modernes.La plu-part des hommes & des femmes quiporterent parmi nous fa bannière,se plongèrent dans les délices, n’eu-rent d'autre but que la volupté,8t contribuèrent, par leur conduiteou par leurs écrits , à la corruptiondes moeurs. C’étoit fans doute ceque ne prévoyoit pas Gaffcndi,V\mdes plus grands admirateurs du phi-losophe Grec, lorsqu’il fit l’apolo-gie de fa morale spéculative & desa morale pratique dans le Recueilfur fa vie 6° ses Ecrits , la Haie ,i6;6 , ìn-8°. M. l’abbé Batteux luiest moins favorable dans fa Mo.raie d’Epicure , tirée de ses propresécrits , in-4° , 1758. On peut con-

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fui ter ces différents auteurs , 6l’on est curieux de savoir ce qu’ona dit pour & contre le pere del’Epicurisme.

EPIMENIDE , de Gnosse dansla Crète, passe pour le 7'. Sagede la Grece, dans l’esprit de ceuxqui ne mettent pas Périandre de cenombre. 11 cultiva à la fois la poésie& la philosophie. 11 faisoit accroireau peuple qu’il étoit en commerceavec les dieux. Son pere l’ayantenvoyé garder ses troupeaux, ilentra dans une caverne, où il dor-mitsoixante-quinze ans , après les-quels s’étant éveillé, il trouvaque tout ce qu’il avoit vu au-trefois étoit changé. Revenu á lamaison paternelle, il reconnut sot»frere , qui vivoit encore , & ap-prit de lui ce qui s’étoit passé pen-dant son absence. Les Athéniens »fur le bruit de cette aventure, étantallé le consulter dans une peste qutravageoit Athènes , il leur consedl 3de purifier leur ville, en immolantun certain nombre de brebis noi-res & blanches, devant le lieu ous’assembloit l’aréopage. Ce q u ‘ayant été exécuté , la contagioncessa. Depuis ce temps-là les Athé-niens le révérèrent comme un dieu-

5 o Ion eut alors occasion de le con-noître, & lui donna son amitié.Epimenide , de retour en Crete <

composa plusieurs ouvrages ^n

vers, & mourut dans un âg e ^avancé , vers l’an 538 avant J- •S. Paul a cité ce poète dans eEpîtres. ■ g.

EPIMÉTHÉE, fils defrere de Prométhée. Celui-ci at o^formé les hommes prudents & 1génieux , & Epimêthée les > rT1 P'.dents & les stupides. H é?oPandore, statue que Hsmeiveani ’

6 à qui tous les dieux firent qu ^que don. Jupiter ayant donn

cette femme une boîte magnai 11 '