Band 
Tome III.
Seite
468
JPEG-Download
 

468 E S A

de France, d’Angleterre, d’Italie,&c. lui faisoient hommage de leursécrits. Ses ancêtres lui avoient lais-sé une bibliothèque choisie Sc nom-breuse, qu’il augmenta de iç,ocovolumes & de 1000 manuscrits. Sacarrière littéraire a été remplie parplus de cent ouvrages différents.Les plus connus en France font : I.Mémoires fur la valeur des monnaiesde Portugal, depuis le commencementde la Monarchie , in 4 0 , 1738. II.Réflexions fur les Etudes Académi-ques. III. qS Parallèles d'Hommes , &tz de Femmes illustres. IV. La Hen-riade, Poème héroïque, avec des ob-servations fur les réglés du Poème épi-que , in-4° ,1741. Parmi ses manus-crits, on trouve des éclaircissementsfur le nombre de xxn, à l’occa-sion de 12 sortes de monnoies Ro-maines offertes au roi, & déterréesà Lisbonne le 22. octobre 1711,auquel jour ce prince avoir 22 ansaccomplis. L’auteur, par autant dedissertations, prouve que le nombrexxn estle plus parfait de tous. Depareilles puérilités se trouventquelquefois dans les têtes les plusfaines.

ERYPHILE. Voyei Eriphyee.

ERYTROPHILE, (Rupert)théologien du xvii' siecle , St mi-nistre à Hanover, est auteur d'unCommentaire méthodique fur l’his-toire de la Paillon. On a encorede lui Caiena aureas in HarmoniamEvangelicam , in-4 0 .

ERYX, fils de Butes & de Vé-nus. Fier de sa force prodigieuse,il luttoit contre les parlants > 8c les

terrassait; mais il fut tué par Her-cule, 8c enterré dans le temple qu’ilavoit dédie à Vénus fa mere... II yavoit une montagne decenom .au-jourd’hui Catalfano, célébré parleplus ancien temple de Vénus Ery-cine en Sicile.

ESAQUE, fils de Prìam Sc á’A-lyxotheé , aima tellement la Nym-

E S C

phe Heflpérìe , qu’il quitta TrOtêpour la suivre. Sa maîtresse ayantété mordue d’un serpent, mourutde sa blessure. Esaque, de désepoir »se précipita dans la mer : maisThétis le métamorphosa en plon-geon.

ESAU , fils A’Isaac & de Relecca inél’an 1836 avant J. C., vendit,pour un plat de lentilles , à Jacobson frere jumeau, son droit d’aî-nesse, à 40 ans, & se maria àdes Cananéennes contre la volontéde son pere. Ce respectable vieil-lard lui ayant ordonné d’aller àla chasse pour lui apporter de quoimanger, il lui promit sa béné-diction ; mais Jacob la reçut à faplace, par l’adresse de fa mere. Lesdeux freres furent dès-lors brouil-lés irréconciliablement. Jacob se re-tira chez son oncle Laían , 8c aprèsune longue absence, ils s’accommo-derent. E/aîi mourut àSeir en Idu-mée , l’an 1710 avant J. C. âgé de127 ans, laissant une postérité très-nombreuse.

ESCAILLE. Voy. Lescaille.

ESCALE, (Mastin de 1 ’) d’unífamille que Viliant fait descendred’un faiseur d’échelles nommé Jac-ques ízcû, fut élu, en 1259, podestatde Vérone, où ses parents tenoienfun rang distingué. On lui donn*ensuite le titre de capitaine perpé-tuel , & i! fut dès-lors comme sou-verain. Mais, quoiqu’il gouvernâtce petit état avec beaucoup de pru-dence, son grand pouvoir soulevacontre lui les plus riches habitants»II fut assassiné en 1273. Ses descen-dants conservèrent 8c augmentè-rent n ème l’autorité qu’il avoitacquise dans Vérone. Mastin JHde l’ Escale , génie remuant 8c am-bitieux, ajouta non-seulement li-cence & Bresse à son domaine deVérone; il dépouilla les Carraresde Padoue, dont il fit Albert Con

frere gouverneur. Celui-ci, i' vrS