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Tome III.
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a la débauche, vexa ses sujets,& enleva la femme d’un des Car-tarts dépossédés , qui, sachant dis-simuler à propos , flattèrent Vor-gueil de l’un & Vautre frétés.

Majiin , le plus entreprenant desdeux, ne tarda pas de s’attirer lahaine des Vénitiens, en faisant fairedu sel dans les Lagunes. Ces fiersrépublicains, jaloux de ce droit^u’ils vouloient rendre exclusif,hrentla guerre au x.VEscales, ren-dirent Padoue aux Carrares, s’entpa-re rent de la Marche Trevisane , &«nfermerent Mastìn, en 13 3 9 . dans*oa petit état de Vérone 8c de Vt-£e uce. Ce tyran subalterne avoir£ °mmis, dans le cours de la guerre,des cruautés inouïes. Barthélemi de^scaU, évoque de Vérone, ayantet e soupçonné de vouloir livrerÇetie ville aux Vénitiens , Mastm

son

eousin le tua fur la porte de

s °n palais épiscopal, le 28 aoûtx 333. Le pape ayant appris ceMeurtre, soumit à une pénitencePublique Mastin, qui, après l’avoirsubie, jouit paisiblement du Vé-ronois. Mais,etii3S7,Ufutenlevéa fa famille. Antoine de VEscale ,homme courageux, mais cruel,fouillé du meurtre de son frétéBarthélemi , se ligua avec les Véni-tiens pour faire la guerre aux Carra-res. Son bonheur & ses succèsalarmèrent le duc de Milan , quis’empara, en 1387, de Vérone 8cde Vicence. Antoine, réduit à l'e-tat de simple particulier , obtintUn asile & le titre de noble àDenise. Maftin III avoir eu unl,c appelé Can le Grand; & ceun bâtard, nommé Guillau-ne - héritier de sa

fils,

fils

.UC id valeur & de

son ambition. Celui-ci, secondépar Erançois Carrare, seigneur dePadoue, sc remit en possession deerotie & de Vicence, en 1403.®°n pou voi- commençoit hêtre res-pecte, lorsque le même Carr«rí,iqui

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l’avoit aidé à reprendre Tautoritéde ses ancêtres, l empoisonna pen-dant le cours d’une visite qu’il luiavoir faite, fous prétexte de lui allerfaire compliment. Cette perfidie futun crime inutile. Les Vicentins 8cles Véronois , ne voulant pas re-connoître ce scélérat, 6c las d’êtredisputés par de petits tyrans, sedonnèrent à la république de Ve-nise en 140 6 . Brunoro de l’Escale ,dernier rejeton de cette familleambitieuse, tenta en vain, eh 1410,de rentrer dans Vérone ; il échouacontre les forces Vénitiennes. LesScaligers, qui porterent dans la ré-publique des lettres, le ton d’inso-lence ífc de hauteur que les VEscalesavoient à Vérone, prétendoientêtre descendus d eux; mais on leurprouva que leur vanité se fondaitsur des chimères.

ESCALIN. Voyei Garde (An-toine Iscalin, 6- non Escalin > baronde la ).

ESCALQUENS , ( Guillaume )capitons de Toulouse en 1326 ,a rendu son nom remarquable dansThistoire par une pieuse comédie.Etant en parfaite santé , il se fitfaire un service solemnel dansl’é-glise des Dominicains de cette vil-le, où se trouvèrent les Capitoulsses collègues, avec un graim nom-bre á’autres invités à cette cérémo-nie extraordinaire. La représenta-tion ne pouvoit être plus naturel-le -, car il étoit lui-même étendudans un cercueil, les mains jointes,& environné de quarante torchesallumées. La messe finie, on sic lesencensements autour du faux mort,avec les prières ordinaires. 11 nerestoit qu’à le mettre en terre ; maïsson zele ne s’étendoit pas jusque-là. On l’alla donc poser derriere legrand-autel.d’où il se retira peu detemps après. Ensuite, ayant quittec et habillement mortuaire pour re-prendre sa robe de capitoul. íl te-