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tourna chez lui > accompagné deses colìegues & des autres invités,qu’il retint à dîner. On porta diversjugements de cette action : les unsla traitoient de superstition : les au-tres la trouvoient pieuse, & capa-ble d’exciter vivement dans l’amele souvenir de la mort. L’archevê-que étoit alors absent de Toulouse.A son retour, il assembla un con-cile provincial dans son palais. Laquestion fut agitée pendant troisséances, par les évêques suffra-gants & les abbés de la province »& l’on y fit un décret qui défen-dent à tous les fideles dans l’éten-due de cet archevêché , d’iiniterune semblable cérémonie, fouspeine d’excommunication. Cepen-dant Charles - Quint la renouvelaen Espagne aoo ans après.
ESCARBOT , Voye{ Lescar-ïot. '
ESCHASSIER , Voy. lettre L.
I. ESCHINE , célébré orateurGrec , naquit à Athènes l’an 397avant J. C., 3 ans après la mort deSocrate , & iâ avant la naissancede Démosthine. Si l’on ajoute foi àce qu’tl dtt de lui-même , il étoitd’une naissance distinguée, & ilavoit porté les armes avec éclat ;& , si l’on adopte le récit de Démof-thene, Efchine étoit le fils d’unecourtisane : il aidoit sa mere à ini-tier les novices dans les mystèresde Bacchus , & couroit les rues aveceux : il fut ensuite greffier d’un pe-tit juge de village ; & depuis iljoua les troisièmes rôles dans unebande de comédiens , qui le chas-seront de leur troupe. Ces deux ré-cits font fort différents; mais ilsfervent à prouver que, dans tousles temps , les gens de lettres ontété jaloux les uns des autres, &que cette jalousie a produit, danslos siécles passés , comme dans leslecle présent, des injures & despersonnalités révoltâmes, Quoií
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qu’il en soit, Efchine ne fit éclaterses talents que dans un âge assezavancé. Ses déclamations contrePhilippe , roi de Macédoine , com-mencèrent à le faire connoître. Onle députa à ce prince ; & le dé-clamateur emporté, gagné par Lar-geur du monarque , devint le plusdoux des hommes. Démosth'ent lepoursuivit comme prévaricateur,& Efchine auroit succombé sans lecrédit A’Euhulus. Le peuple ayantvoulu quelque temps après décer-ner une couronne d’or à son rival,Efchine s’y opposa , St accusa dansles formes Ctésiphon, qui avoit lepremier proposé de la lui donner.Les deux orateurs prononcèrenten cette occasion deux discours >qu’on auroit pu appeler deux chefs-d’oeuvres, s’ils ne les avoient en-core plus chargés d’injures que detraits d’éloquence. Efchine íuccom'ha ; il fut exilé. Le vainqueur usabien de sa victoire. Au momentqu ’Efchine sortit d’Athènes , E)e'mosthìne , la bourse à la main,courut après lui, St l’obligea d’ac-cepter de l’argent .Efchine, sensi-ble à ce procédé, s’écria : Commisne regreuerois-je pas une patrie oà silaiffc un ennemi fi généreux, que l ldésespéré de rencontrer ailleurs de*amis qui lui reffemhlent ? Efe>ú n falla s’établir à Rhodes, St y ouvritune école d’éloquence. II commen-ça ses leçons par lire à ses auditeur*les deux harangues qui avoientcausé son bannissement. On donnade grands éloges à la sienne ; n^ aiSquand il vint à celle de Démofisi ne tles battements & les acclamation*redoublèrent ; 8t ce fut alors q u 1dit ce mot, si beau dans la bouc ed’un ennemi : « Eh ! que feroit- ctdonc , fi vous Vavie\ entendu ^ on1l flui-mème ? » Efchine se dégoûtamétier de rhéteur, St passa à Samos , où il mourut peu de tem?après , à 75 ans. Les Grecs a vote