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de Valence en Espagne. II étudiala maniéré de Michel-Ange de Ca-ravage , qu’il surpassa dans la cor-rection du dessin; mais son pin-ceau étoit moins moelleux. Lessujets terribles & pleins d’horreur,éioient ceux qu’il rendcit avec leplus de vérité, mais peut-être avectrop de férocité. Son goût n’étoit•ni noble, ni gracieux. II mettoitbeaucoup d’expreffion dans sestêtes. h’Espagno/et, né dans la pau-vreté , y vécut long-temps; un,cardinall'en tira, & le logea dansson palais. Ce changement de for-tune l’ayant rendu paresseux , ilrentra dans fa misere pour repren-dre le goût du travail. Naples,où il se fixa , le regardoit commeson premier peintre. II obtint unappartement dans le palais du vice-roi, & mourut dans cette ville en.1656, à 76 ans, laissant de grandsbiens & de beaux tableaux. Lepape l’avoit fait chevalier de Christ.Ses principaux ouvrages font àNaples & à l'Escurial en Espagne.Ce peintre a gravé à Peau-forte, &on a gravé d’après lui.
ESi'AREEZ. Voy. I. Lussan.
ESPARRON, ( Charles-d’Arcus-sta, vicomte d’) seigneur Proven-çal, s’occupa de la fauconnerie versle milieu du xvi e siecle. 11 fit part aupublic de ses amusements, dans unTraité assez estimé > in-4 0 ; Rouen
1644.
ESPEISSES. Voy. Despeisses...Bauves... &I.Faye.
ESPEN, ( Zeger - Bernard van- )né à Louvain en 1646, docteuren droit en 1675, remplit, avecbeaucoup de succès, une chatte ducollege du pape Adrien IV. Amide la retraite & de l’étude, il nefut connu du public que par sesouvrages. Ayant perdu la vue à 65ans, par une cataracte levee deuxans après, il n’en fut ni moins gai,ni moins appliqué. Ses sentiments
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fur le Formulaire & fur la buîiflUnigenitus , l’espece d’approbationqu’il donna au sacre de Steertoven ,archevêque d’Utrecht, remplirentses derniers jours d’amertume. Lestraverses qu’il essuya, l’obligerentde se retirer à Mastricht, puis àAmersfort, où il mourut le a oc-tobre 1728, à 83 ans, dans degrands sentiments de piété. Van-Ejpen est , fans contredit, un desplus savants canonistes de ce sié-cle. Son ouvrage le plus recher-ché par les jurisconsultes, est sonJus Ecclefiafticum univerjum. LeSpoints les plus importants de la dis-cipline ecclésiastique , y sont dis*curés avec autant d’étendue que desagacité. On a donné à Paris , fousle nom de Louvain, en 1753, u»Recueil de tous les Ouvrages de Von"Ejpen , en 4 vol. in-f°. Cette édi-tion , enrichie des observations deGikert fur le Jus Ecclesiastìctim , b-des notes du Pere Barre, offre eeque la morale , le droit canoniq ue& même le civil, ont de plus impor-tant.
ESPENCE, (Claude d’) né <*Châlons-fur Marne en 1511 ,parents nobles, prit le bonnet doc-toral de Sorbonne, & fut rect eUrde l’université de Paris. 11 prêch 3avec distinction ; mais ayant Ap-pelé, dans un de ses fermons,* 8Legende Dorée , la Légende Ferre 1 ,on en inféra très-mal-à - p* -0 ? 0 *qu’il ne crcyoit pas au culte de^Saints: il doutoit feulement de cc *tains faits rapportés par lesdaires. La faculté de Paris a ^°' t slScensurer ; mais il s’expli<l ua 7 .un autre discours , & le calmecéda à cet orage passager. Le . £ jt
dinal de lorraine, aui connot
f, 1 • st' J sa lili
son mente, se servit ce iu>plusieurs affaires importât*D’Espence le suivit en F * an .l’an 1544 , dans le voyage 4cette Eminence y fit pour la 1