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^cation de la paix entre Charles-Quint & François /. Le cardinal deLorraine le mena encore à Rome en1555. D’Espcnce brilla tellementsur ce nouveau théâtre, que "PaulIV voulut l’honorer de la pourprepour le retenir auprès de lui. Maisil survint un inconvénient (dit leP. Sertier , qui parut contraire auxintérêts de la France. Les Impé-riaux demanderent le chapeau pourtrois religieux ; & alors le cardinalde Lorraine , qui favorisoit le projetde faire entrer d’Espence dans lesacré college, renonça à cette idée.
« Lai mieux aimé (dit-il en écrivantau Roi) qu’il n'y fût point , que d’ymettre tant de moines ; de façon quefui supplié S. S. de s’en déporter , 6* »par même moyen , ai chassé toute cettefraterien. D’Espcnce , aimant bienmoins le séjour de Rome que celuide Paris, revint en France, &parut avec éclat aux états d’Orléansen 1560 , & au colloque de Poiffyen i;Li. 11 mourut de la pierre aParis le 5 octobre 1571 , à 60 ans.C’étoit un des docteurs les plusjudicieux & les plus modérés deson temps. Ennemi des voies vio-lentes , il désopprouvoit les per-sécutions , quoique fort attaché àrépandre la Foi catholique. 11 étoittrès-versé dans les sciences ecclé-siastiques & profanes. Les ouvragesque nous avons de lui, font presquetous écrits en latin , avec unedignité & une noblesse que lesthéologiens de son temps ne con-noiffoient presque pas. II se sentpourtant de l'école, suivant Ri-chard Simon , qui rabaisse un peu lesavoir de d'Espense. On a de lui, I.pn Traité des Mariages clandestins -,y prouve que les fils de famille"E peuvent valablement contracter, es mariages, fans le consentementE leurs parents. II. Des Commen-j*. res fur les Epîtres de S . Paul amoth ée St à Tue, pleins de longues
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digressions fur la hiérarchie & ladiscipline ecclésiastique. III. Plu-sieurs Traites de Controverse , les unsen latin , les autres en françois.
Tous ses Ouvrages Latins ont étérecueillis à Paris en 1619 in-fol.
ESPÉRANCE. Les Grecs enavoient fait une Divinité, qu’ilshonoroient fous le nom à’Elpis ,que les poètes font accompagnerles hommes pendant toute leur vie,
& qui les soutient jusqu’à la mort.
Ils lui donnent des ailes, pares quec’est le propre de l'espérance defuir & de s’éloigner toujours. So-phocle Rappelle vagabonde , quine s’arrête jamais. Elle avoir plu-sieurs Temples à Rome. Voye{Partiels Foi.
ESPERIENTE, (Philippe Cal-limaque) né à San-Geminiano enToscane, de l’illustre famille deBuonacorti, alla à Rome sous lepontificat de Pie II , & y formaavec Pomponius Lauus une acadé-mie, dont tous les membres prirentdes noms latins ou grecs. Le-savant dont nous parlons changeason nom de Buonacorti en celui deCallimaco ; mais son génie pour lesaffaires lui fit donner le surnomà’Espérante. Paul II, successeurde Pie , s’étant imaginé que lanouvelle académie cachait quelquemystère pernicieux, en poursuivitles membres avec la derniere ri-gueur, Espérante se vit obligé dese retirer en Pologne ; le roi CasimirIII lui confia l’éducation de sesenfants, & le fit quelque tempsaprès son secrétaire. Ce princel’envoya successivement en ambas-sade à Constantinople, à Vienne, àVenise & à Rome. De retour enPologne , le feu prit à sa maison,& consuma ses meubles, fa biblio-thèque & plusieurs de ses écrits.Cette perte l’accabla de tristesse.II mourut peu de temps après aCracovie, en 1496. On a de lui,