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Tome III.
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truite du complot, avoit pris debonnes mesures. Essex parut dansda ville , accompagné de aoo hom-mes. Ses exhortations séditieu-ses furent fans effet. On le poursui-vit; malgré sa bravoure il se rendità discrétion. Loin de se défendredevant ses juges, il s’abandonnaaux sentiments de religion qu’ilavoit affectés par politique. 11 sereconnut coupable, & dénonça sesanfls ; démarche que, dans d’autrestemps , il eût regardée comme unebassesse. Elisabeth , cruellement agi-tée,balança entre la justice & la clé-mence. Elle sentit, dit-on, renaî-tre une pasiìon mal éteinte, & si lecomte avoit voulu demander grâce,il est vraisemblable qu’elle lui au-roit pardonné. II fut exécuté enláoi à la Tour. de peur que lespectacle du supplice ne causât uneémotion populaire. II n’avoit que34 ans. « Issu de la maison royale» par les femmes , doué de talents» supérieurs & de qualités héroi-» ques, il se perdit, ( dit M. l’ab-bé Millot , » faute de savoir jouir» du bonheur avec la modération» nécessaire. Le peuple auquel il» étoit très-cher, fut indigné de», fa mort, & la reine n’entendit» plus les acclamations ordinaires,» lorsqu’elle se montra en public».Le goût qu 'Elisabeth avoit eu au-trefois pour lui, Sc dont il étoit eneffet très-peu digne, a servi decanevas à des romans Sc à des tra-gédies. Voy. vin. Elizabeth,

£r vi. Corneille.

EST , Voy. XV. Aufonse d’EST ,Ciementvi», n° IX. & Estjvs.

I. ESTAMPES . ( Léonor d’ )d’une illustre maison du Berri. futplacé furie fiége de Chartres, en1620, & transféré à l’archevêchéde Reims en 1641. II signala sonzele pour la France dans rassem-blée du clergé de 1626, en faisantcwnjawner deux libelles, l’un inti-

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tulé : Admonitio ad Regim Christia-nijjïmum, par le Jésiíite Eudamoni8c l'autre intitulé : Mystifiapolitica,par le Jésuite Kcller. Les deux ou-vrages attaquoient l’autorité deSrois. Ce fut l’occasion d’une de»plus violentes tempêtes que 1 £SJésuites aient jamais essuyées-D 'Estampes dressa la censure de»deux livres : elle fut adoptée p» rtoute l’affemblée ; mais quelquesévêques , partisans de la société,signèrent un désaveu de la censure,& firent évoquer l’affaire au con-seil. L’évêque de Chartres leur op-posa vainement, pour faire cesserles murmures qu’une telle conduiteexcitoit parmi le bons citoyens,de reconnoítre les vérités que le»deux Jésuites avoient appuyées-Les esprits étoient si peu éclairésalors, que, dans les états généra u*de 1614, le tiers-état ne put jantai*obtenir la publication de la déclarétion , qu’aucune puijsance , ni tetnp 0 'relu ni spirituelle , n'a droit de dìspos tsdu Royaume , & de dispenser les Jujtt*de leur serment de fidélité. Les chosesont tellement changé depuis, si° el’illustre pontife Benoît XIV a >n>-posé silence dans ces derniers temp 5à des religieux, qui vouloient fo u 'tenir dans une thèse la proposit’ 0 . 11contre laquelle le tiers-état s’éto*'élevé en 1614. Ce grand pape s e0 "toit que de telles questions ne fo otqu’irriter les esprits, & diminu erla confiance des princes, fans aug-menter l’autorité du pontife.

II. ESTAMPES - ValençA 1 , >

( Achille d’) connu fous le non 1 fCardinal de Valençay , naqu>t *Tours en 1593. H se signala a"sièges de Montauban & de la”®chelle. Après la réduction de cet

ville, il fut faìtmaréchal-de cainp-

II passa ensuite à Malte, où ij » v ®été reçu chevalier de minoptel’âge de 18 ans. La Religion ^confia la place de général des g