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Tome III.
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te à’ ) fils d’un comte maréchald’îtiande , d'une famille originairede Normandie, efi fameux par sesaventures & par fa mort. S'étantun jour présenté devant 1a reineEi'njihah , lorsqu’eile alloit se pro-mener dans un jardin, ìl se trouvaun endroit rempli de fange sur lepassage. £ffsx détacha sur le champun manteau broché d’ot qu’il por-toit, & l’étendit sous les pieds dela princesse , qui fur touchée decette galanterie. Celui qui la sai-íoit “’

Çton d’une figure noble & ai-

mable ; il parut à la cour avecbeaucoup d’tclat. La reine, quoi-que âgée de ;T ans, prit bientôtpour lui un goût assez vif. Effexhbúnt les premières places & lesplus grands honneurs. 11 paroitque pendant quelque temps il sucrut maître du cceur de fa souve-raine. S’il étoit contredit dans quel-ques- uns de ses desus, il s’éloigner tde la cour & f u foi t acheter son re-tour, II en usoit fi familièrementavec El'iffbeih , que, sous prétexteil’indispofiticn , il eut l'insolencetfentter chez elle en robe- de-cham-bre. Ce qui sembloit justifier legoût A'Elh^abeth pour son favori,

« est qu’il étoit ausli brillant parson courage que par sa bonne mi-ne. II demanda la permifíìon d’al-ler conquérir à ses dépens un can-ton de P Irlande, & fe signala sou-vent comme volontaire. 11 fit re-vivre l’ancien esprit de la chevale-rie, portant toujouts à son bonnethn gant de la reine Elisabeth. Cetteprincesse le fit grand-maître de l’ar- ,tdlerìe, lui donna l’ordre de la Jar-tetiere, & enfin le mit de son con-e ‘l privé. 11 eut quelque temps lepremier crédit-, mais il ne fit ja-5 a ‘ s rien de mémorable. En 1599,j^aua en Irlande contre les rebel-de ' 3 * a . l ^ te d’une armée de plusSéné hommes, & il la laissa° rir ’ La reine, qui avoìt encore

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pour lui quelques bontés, fe con-tenta de lui ôter fa place au con-seil , de suspendre l’exercice de sesautres dignités, & de lui défendrela cour. Cependant iî espérois tou-jours de fléchir cette princesse. 11lui écrivit un jour f « Qu’st baisoiíla verge dont elle se servoit pourle co. riger, & qu’il alloit s’er.terrerdans une campagne pour y expierses f«mes , & pour déplorer le mal-heur d être éloigné de fa présence ».Le comte ayant une épouse aima-ble & spirituelle, qui tâchott decalmer son aine agitée , en lui fai-sant lire les chefs- d’eeuvres de l’an-tiquité , ne put cependant le gué-rir , dans la solitude, des chimèresde l’ambition. Son ressentimentcontre Elisabeth s’enflamma il U lieude s’éteindre. II résolut de se ven-ger d’elle. Pour augmenter le nom-bre de se s partisans, il flatta lesCatholiques, il caressa les Puri-tains, dont la secte audacieuse s’é-tendoit de jour en jour. Sa maison,devenue une espece de prêche, futle théâtre de ces nouveaux enthou-siastes. La reine n’étoit point épar-gnés dans les propos qu’on y te-noit. Effex la peignoir comme unevieille femme, d’un esprit auíîlcassé que le corps. Elisabeth , quiavoit beaucoup des petitesses deson sexe , & qui étoit extrêmementdélicate sur l’article de la beauté,sentit ces traitsinjurieux en femme& ensouveraine. L’imprudént Effexs’attacha , dans le même temps àJacques , roi d’Ecoffe , atiqùel ilptomettoit tous ses foins pour luiassurer le trône d’Angleterre. Utraça le plan d’une révolte ; il ré-solut avec ses partisans d’attaquerle palais, d’obhger la reine à con-voquer un parlement, & de chan-ger l admin st ation du r-yaume.11 ne doutoit pas que les hab t. ntsde Londres ne prissent les armes aupremier signal. Mais la cour, inf-

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