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Tome III.
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E S T

cafion périlleuse, Henri lui écrivitce billet : Si je suis vaincu , vous meconnoijfei ajfe\ pour croire que je nefuirai point ; mais ma derniere penséefera à Dieu ,& l’avant-derniere à vons.Pour pouvoir la voir plus libre-ment , Henri lui fit épouser Nico-las à’ Amcrval , seigneur de Jian-eoun , avec lequel elle n’habitapoint. íseartl’aimali éperduemetit,que, quoiqu’i! fût marié , il réso-lut de l’épouser. Ce fut dans cetteÎdée que 1a belle Gabr'eHe engageason amant à se faire Catholique,pour pouvoir obtenir du pape unebulle qui cassât son mariage avecMarguerite de Valois. EUe travaillaardemment avec Henri IV à leverles obstacles qui empêchoient leurunion; mais la mort funeste deGabridù , le .Samedi-saint 10 avril1599, trancha le nœud de ton-,tes les difficultés. On prétendqu’elle fut empoisonnée par leriche financier Zamct. Ce qu’ily a de certain , c'est qu’elle mou-rut dans des convulsions épouvan-tables. La tête de cette femme ,utie clés plus belles de son siécle ,étolt toute tournée le lendemainde- fa mort, & son visage st défi-guré , qu’elle n’étoit plus recqn-noissable. M. D. L. P. a fait lesVers suivants fur cet accident fu-neste :

Apres avoir vaincu le vainqueur dela ligue ,

le trine seul pouvait couronner messuccès ;

Et j'y croyois toucher, lofsqu’unesourde intrigue

Tranfvrma tout-à-coup mes lauriersen cyprès.

®e. toutes les maîtresses de HenriC ê celle qu’il aima le p Ure.- \ 3 sl < duchesse de Betwfort, &ta tw. u ea porta le deuil,''une princesse du sangne l’avoit

EST 491pas dominé assez pour l’indîfpoíercontre les ministres qu’elle n’ai-moit point, encore moins pour lesfaire renvoyer. Elle lui difoit unjour an sujet de Sully dom elle étoitmécontente : 3 'aime mieux monarquede voir

Mort il

rovai^n 1 une P ri r.ceue3 '• ^Pendant elle

comme ^

de vivre avec cette vergogne ,soutenir un valet contre moi . qui portele titre de maltreffe. — P ar dieu »Madame , lui répondit Henri, c 7 esttrop y & vois bien qtdon vous a dressesà ce badinage , pour essayer de mefaire chajfer un serviteur duquel je nepuis me passer . Mais jc rden frai rien ,

6» asm que vous en tenit{ votre ccturen repos & ne fassìe{ plus l*aceariâtrecontre ma volonté , je vous déclareque fi fêtais réduit en cette nécessitédeperdre P un ou. Vautre y je me pafseroismieux de dix maîtresses comme vous ,que d y un serviteur comme lut .... Pen-dant une des fêtes que Henri don-noit quelquefois à Gabridle, onvint l’avernr que les Espagnolss’étoient emparés cTArniens. Ce coupe fi du clef dit-il í Ç'efi affe^ fairelc roi de France > il efi temps de fimontrer roi de Navarre; & se tour-nant du côté de tY désirées , qui,comme lui, portoit îes habits dela fête, 3 c qui fou doit en larmes,il lui dit: Ma maîtresse , U saut quìt~ter nos armes & monter à. cheval pourfaire une autre guerre. Le jour mêmeil raíTembta quelques troupes ; &oubliant l’amour » il marcha esthéros vers Amiens.... Henri IV eutd’ejle trois enfants : César , duc deVendôme , Alexandre , 3 c Henriettequi épousa le marquis, d 'ElbceufiV. ESTKÉES (Victor-Maried’),'r.é en iL6o , succéda à Jean , comted*Efirées f son pere , dans la chargede vice-smifàl de France , qu’tfexerça avec beaucoup de gloiredans les mers du levant. Il bom-barda Barçelonne & Àlicante en1691 , & commanda en 1697 laflotte au siège de Barçelonne. Nom-mé en 1701 lieutenant-général des