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tête des armées , que dans une né-gociation épineuse. Non contentde faire respecter son caractère, ilvouloir faire craindre sa personne.Il étoit frere de la belle GabrielleA'Ejlrées , que Henri IV auroit (dit-on ) épousée ,íi la mort ne l’eût en-levce. Nous avons de lui : I. DesMémoires de la. Régence de Marie deMcdicis. Ils font recherchés > del’édition de paris, 1666 , in-12, oùil y a une Lettre préliminaire dePierre le Moine. II. Une Relation dusiège de Mantoue, en i6zo, & uneautre du Conc’ave, dans lequel lepape Grégoire XV (ui élu en 1621.II régné, dans ces différents ouvra-ges , un air de vérité, qui fait fa-vorablement augurer de la fran-chise de sauteur ; mais son style in-correct prouve que le maréchal nesavoir pas auffi bien écrire quecombattre.
III. ESTRÉES. ( César d : ) car-dinal , abbé de Saint-Germain-des-Prés, né en 1628, fils du précé-dent, fut élevé fur le siège deLaon en 1653 > après avoir reçuîe bonnet de docteur de Sorbon-ne. Le roile choisit, peu de tempsaprès, pour médiateur entre le non-ce du pape & les amis des 4 évê-ques d’Aleth, de Eeauvais, de Ra-miers & d’Angers. D’EJlrées avoirl’art de ramener les esprits les plusopposés, de les persuader Sc de leurplaire. Ses foins procurèrent unaccommodement, qui donna à 1E-glise de France une paix paíiage-re.parceque les esprits qui la re-cevoient, aimoient la guerre. Lecardinal d 'Ejlrées paffa ensuite dansla Bavière , où Louis XIV Ren-voya pour traiter le mariage duDauphin avec la princesse électo-rale , & pour y ménager dautresaffaires importantes. 11 se renditquelque temps à Rome, y soutintles droits de la France pendant lesdisputes de la régale , & fut char-
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gé de toutes les affaires après ïamort du duc son frere en 1689. Ilaccommoda les affaires du clergéavec Rome, & eut beaucoup de partaux élections d 'Alexandre VIII tA'Innocent XII Sc de Clément XI-Lorsque Philippe V partit pour al-ler occuper le trône d'Espagne ,le cardinal d ’EJlrecs eut ordre dele suivre pour travailler avec lespremiers ministres de ce prince.11 revint en France l’an 1703,8cmourut dans son abbaye le 18 dé-cembre 1714, à 87 ans. Le cardi-nal A'Ejlrces étoit très-versé dansles affaires de l'églife & dans cellesde l’état. A un génie vaste, il joi-gmoir des maniérés polies, une con-versation aimable , un caractèreégal, l’amour des lettres ( FéyGGassendi)., & la charité enversles pauvres. S'il ne fut pas tou-jours heureux dans ses négocia-tions , ce ne fut ni la faute deson esprit, ni celle de sa pru-dence.
IV. ESTRÉES, (Gabrielle d’)soeur de François- Annibal A'Ejlrées ,( Voy. le r. c II, ) reçut de la natur etous les dons qui peuvent enchaî-ner les coeurs. Henri IV , qui I 3vit pour la premiere fo s, en 15 9 1 >au château de Cceuvres, où e' 1 ?demeuroit avec son pere, fut fitouché de sa figure séduisante &des agréments de son esprit, qu’^résolut d’en faire sa maîtressevorite. II se déguisa un jour c«paysan pour l’aller trouver, P 3 ”®à travers les gardes ennemies, 04courut risque de sa vie. Gabriels tamoureuse du duc de PeUegarS‘<grand - écuyer , ne répondit p?*d’abord aux empressements du rohmais l’élévation de son pere Seson frere, le sincère attachementde Henri , ses maniérés affables ^pleines de bonté, l’ob'ig^ 1 '
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