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» d’hérésie qu’il entretenois dans» son cœur ». II se retira àGeneve,où il publia une Apologie pleine d’in-vectives contre la religion Catho-lique & les docteurs de Paris. II finitses jours dans cette ville en 1559 -âgé de 56 ans. Par son testament.illaifía tous ses biens à celui de sesenfants qui refteroit à Geneve ; &c’est ainsi qu’il crut se venger desa patrie, qui ne l’oubliera jamais.«1 La í rár.ce ( dit de l'hou ) doits> plus à Robert Etienne pour avoir« perfectionné l’imprimerie.qu’aux51 plus grands capitaines pour avoir» étendu ses frontières». Cet élo-ge est un peu fort ; mais Etiennele méritoit à certains égards. Ondit que, pour rendre ses éditionsplus correctes , il en faifoit expo-ser les feuilles dans les places pu-bliques , & qu’il donnoit des som-mes considérables à ceux qui ytrouvoient quelque faute. Parmises belles éditions, on distinguefa Bible Hébraïque, 1544, 8 vol.ïn-16; l’in-4 0 est moins estimé:&le Nom-eau-Tcstament Grec, 1 546.en 1 vol. in-ié. Outre les éditionsdont il a enrichi la république deslettres , nous lui devons son Thé-saurus linguct Litir.ee, chef-d’œu-vre Cn ce genre, publié en 1336en 1543 > réimprimé plusieursfois depuis à Lyon, à Leipíick ,à Bále & à Londres. L’édition deLondres, 1734, 4 vol. in-f° , estmagnifique; & celle de Bâle , 1740,4 vol. in-f°, a quelques augmenta-tions. Ce Dictionnaire est vérita-blement un trésor ; mais il est plusfait pour les maîtres que pour lesécoliers. Les uns & les autres ytrouveront tout ce qu’on peut dé-sirer pour l’intelligence de la lan-gue Latine. On a accusé RobertEtienne (Bavoir emporté à Genèveles matrices de toutes les lettresqui avoient servi aux éditions qu’ilavoit publiées en France, Cétoit
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Un bien dont François I l*avíuífait dépositaire, & qu’on ne putrecouvrer (dit-on) que fous LouisXIII , en dédommageant la villede Genève , qui avoit acheté cefonds de Paul Etienne, petit-fils d eRobert. Ce fait est douteux ; & ^est à souhaiter pour l’honneutdê l’un des plus illustres imprt"meurs du xvi' siecle , qu’on vengefa mémoire de ce larcin. Vo} ‘1Eyagre.
XIX. ETIENNE. ( Charles ) ffils de Henri I , imprimeur , joignità Part de son pere la science mé-dicale ; ií mourut en 1564, à 60ans , laifiaut une fille, mariée aUmédecin Jean Liébaut, & qui étottfort savante. On a de ce typogra-phe médecin : I. De re ruflica , in-8° ; maintenant en 2 vol. in-4 *II. De Vafculis, in-8°. III. Gr.eMaison rustique , in - 4 0 . IV. FJj 1Dídivnnaire Historique, Géographeque & Poétique , à Londres , 1 óSbein f° ; corrigé & augmenté p aíNicolas Eioyd : ( Voy. ce mot). ’ 1 *La Traduction de la comédie h 3 ”lienne , intitulée : Lc Sacrifice, P aíles Académiciens de Sienne, Intro'nati, 1543 , in-1S; & fous le tittedes Abusés , I 5 5 6 , in-1 6.
XX. ETIENNE, (Henri ) fils éeRobert, né à Paris en 152S, acq ultdès l’enfance une connoiff a f! c .®étendue du grec. Ses premiers eu afurent de acclamer , fous les y eU ._d’un maître , les Tragédies d £“ r<pide. Dès qu’i! eut acquis l’érudh 10nécessaire, il ouvrit aux favanles trésors de la langue ^ re , c< ^ u .(comme son pere avoit fouille c ^de la Latine. Son ouvrage, engenre, est en 4 vol. in-f“, 1 <, '- îII n’eut pas le débit qu’ilmérité, parce que Jean
sòn correcteur , en fie imp rlsecrètement un abrégéau grand ouvrage. Henri F*