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Tome III.
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Sutant que sa sagesse. 11 mcurutvêrsi’an 454. L’histoire ne nous a pointconservé les évétiemesisdg son épis-copat. Mais Clauàicn Mamcn nousapprend cyx’Eueher tenoit souventdes conférences à Lyon , dans les-quelles il donnoit des preuves deson savoir, de son esprit & de son ju-gement. 11 ajoute qu’il prêchoit sou-vent, & toujours avec fruit. Enfin,àl l’appelle le plus grand des prélatsde son siede. Eueher fut inviola-blement attaché à la doctrine de S.■Augustin fur la Grâce. L’Eglise luiest redevable : I. D’un Eloge du Dé-I er t, adressé à Se. Hilaire. Celui deLerins y est peint avec des couleursbien propres à le faire aimer. Lestyle de cet ouvrage est auffi noblequ’élégant. II. D’un Traité du mè~P'is du monde , traduit en françoispar Arnaud d’Jndiily , ainsi que leprécédent, 1672 , in-12. Tous lesdeux sont en forme de lettres ; ce-lui-ci est adresse à Taleiien , sonpavent. Les raisonnements en sontpleins de force , ( dit l'abbé Racined’après les bibliographes ecclésias-tiques , ) les pensées nobles, lesexpressions vives, les comparaisonsbelles & bien choisies. S. Euehermontre dans le monde un gouffreaffreux, sous une superficie bril-lante. lll. D’un Traité des formulesspirituelles, pour l’usage de Veran,un de ses fils. IV. De VHistoire deS. Maurice & des Martyrs de la lé-gion Tkehé'cne. Ces derniers ouvra-ges ne valent pas les précédents.Les différents écrits de S. Eueherfont dans la Bibliothèque des Peres,Ses deux fils fils, Salone & Veranfurent évêques , du vivant même*le leur pere.

I- EUCLIDE , né à Mcgare , &"ssciple de Socrats, étoit passionnépour sor, leçons de son maître. Lesdténiens ayant défendu sous pei-e «« mort aux Mégaúens d’en-

trêr dans leur ville , Eticlld: s’yglissait la nuit en habit de femmepour entendre Socrate. Malgré souattachement pour ce philosophe,il s’éloigna de fa maniéré de pen-ser. Le philosophe Athénien s’atta-choit principalement à la sciencedes moeurs; leMégariens’appliquaà exercer l’efprít de ses disciples parles vaines subtilités de la logique.

Sa secte fut appelée Disputante ,Contentieuje &c Me ga rien ne. Le phi-losophe Euclide ne méritoit pasmoins ces épithetes : il disputoiten énergumene. Ses disciples héri-tèrent de son impétuosité. La ragede la chicane les posséda tellement,qu’Eubulide , l’un d'entre eux, ré-duisit en svuême, non pas l’arrderaisonner, mais l’art d’obfcurcír laraison par des subtilitésauísi vainesque barbares. Ce sophiste ( car detels hommes ne font pas dignes dunom de philosophes ) fut l’inven-teur de diverses arguties , lì cap-tieuses & si embarrassantes pourles sots qui s’en occupoient, queplusieurs de ses disciples mouru-rent du déplaisir de n'avoir pu lesrefondre. Ces travers , l'opprobredel’esprit humain , passèrent, dansles ssecies d’ignorance , des livresdes philosophes Payens, dans quel-ques écoles Chrétiennes. Le dialec-ticien Àhaìlard les y introduisitavec éclat. Quel fruit en a-t-on ti-ré , demande un homme d’esprit ?Quels sont les dogmes philosophi-ques que les Nominaux & les Réaux ,les Thomistes & les Scotifies ontéclaircis ? Ces graves raisonneursn’ont fait autre chose que multi-plier les doutes , assembler desnuages, 8i cacher la vérité sous untas d’expreffions problématiques.Les écoles ont été souvent deschamps de bataille ; Sc , ce qui estencore plus déplorable, des sophis-tes sortis de ces écoles , se sont