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Tome III.
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servi de certe malheureuse dialec-tique pour ébranler les fondementsde la morale.

II. EUCLIDE, le Mathématicien,bien différent du Sophiste-dialecti-cien, étoit d Alexandrie, où il pro-feffoit la géométrie fous Ptolomêe ,fils de Lagus. II a laissé des Elémentsde cette science en xv livres , dontles deux derniers font attribués àHypficU , mathématicien d’Alexan-drie. C’est un enchaînement de plu-sieurs problèmes & théorèmes, ti-rés les uns des autres, & démon-trés par les premiers principes.I.'antiquité ne nous a pas transmisd’ouvrages plus important fur cettematière ; il a été long-temps le seullivre dans lequel les modernes ontpuisé les connoissances mathéma-tiques. Les meilleures éditions desEléments d ’ Euclide sont celles deBarrow, in-8°. Londres 1678 ; deDavid Gregory , in-fol. Oxford ,1703. Celle-ci est la plus estimée ;elle est en grec & en latin. Nous enavons ur.e traduction françoife parlePere de Châles , in-12. On a en-core quelques Fragments'd'Euclide,dans les anciens Auteurs qui onttraité de la musique, Amsterdam,1652 , en 2 vol. in-4 0 . Euclide étoitdoux , modeste. II accueillit favo-rablement tous ceux qui cultivoientles sciences exactes. Le roi Ptolo-mée voulut être son disciple; maisrebuté par les premieres difficultés,il demanda s’il n’y avoir point devoie plus aisée pour apprendre lagéométrie : Non ( répondit Eucli-de , ) H n'y en a point de particulièrepour les Rois.

EUCHRITE, Voyei Evephe-ke.

EUD/EMON- JEAN - ( André )né dans Vile de Candie, Jésuite àRome , mort dans cette ville cn1625 , composa diven ouvrages,I*e plus connu eft un itbçUe fous

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ce titre : Admonitio ai Regem Luttaivicum XIII, 1625 , in-4", & e*françois 1627, in-4 0 . censurée parla Sorbonne & par l’affembiée duclergé en 1 616 ; & réfutée par Ga-raffe, qui dans cette occasion somontra ben citoyen. Voye\ Es-tampes, ( Léonor d’)

EUOEMONIE, Voye f Félici-té.

I. EUDES , Duc d’Aquitaine ,qu’on croit fils de Bertrand , duc dela même province, régnoit en sou-verain fur toute cette partie de laFrance qui est entre la Loire, l’O-céan, les Pyrénées, la Septimanie& le Rhône. Le roi Chilperic IIPayant appelé à son secours con-tre Charles Martel , en 717 , le re-connut pour souverain de toutel’Aquitaine. Eudes marcha avec lutcontre Charles , qui ayant eu toutl’avantage, lui demanda de lui li-vrer Chilpéric avec ses trésors. Leduc d’Aquitaine, soit par crainte,soit par soibleffe , abandonna I evaincu au vainqueur , & fit urttraité d’alliance avec lui. C’étoiten 717. Deux ans après , en 721 1il défit Zama, général des Sarrasins,qui avoit mis le liège devant Tou-louse. Les Infidèles, malgré csttbdéfaite,sc rendirent de jour en jouiplus formidables. Eudes,pour arrêtsleurs progrès, fit fa paix en 73° ,avec Munu^a leur général, 8c 1 UIdonna fa fille en mariage. La guerrerecommença en 732. Ahderame , gé-néral des Sarrasins , passa la Ga-ronne pour le combattre. ( V°y e SII. Ahderame. ) Le duc d’Aqu 1 'raine , pressé de tous côtés ,avoir perdu beaucoup desoldat*de places, implora le secours *Charles Martel. Les deux princesréunis remporterent une victocsignalée prés de Poitiers. Les Sa ^rasins y perdirent , à ce qu’onc_ r ^conté quelques historiens eX 3 j sr