Band 
Tome III.
Seite
517
JPEG-Download
 

EU G

Situais être recherché. La Chré-tienté fut tranquille & heureuse.a pi'ès la paix de Carlovvitz-, maisc e ne fut que pour quelques an-liîes. La fuccesiion à la monarchied’Espagne alluma bientôt une nou-velle guerre. Eugène pénétraenîta-1!e par les gorges du Tirol, avec3_c mille hommes, & la liberté en-tiete de s’en servir comme il vou-tìtoit, 11 amusa les générauxFran-?°.’ s P ar des feintes, & força», le 9juillet 1701, le poste de Carpi,a P r és cinq heures d'un combat san-P'int. Ce succès rendit l’armée Al-lemande maîtresse à pays entrel’Adige & l’Adds ; elle pénétradi<ns le Bressan , & le maréchalde Catinat, qui commandoit l’ar-*^ée Françoise, recula jusque der-riere l’Oglio. Le maréchal de VU-ierol vint lui ôter le bâton de com-mandement , & sut encore moinsheureux : il passa l’Oglio , pourattaquer Chiari dans le duene deÎVíodène. Le prince Eugène, retran-ché devant ce poste rempli d'in-fanterie , battit le général Fran-çois , & le contraignit d’abandon-ner presque tout le Mantouan. Lacampagne finit par la prise de laGirandole, le 2.2. décembre 1701.^■U cœur de P hiver de l’année sui-v ante, tandis que Villtrai dormoittranquillement dans Créav.ne, Eu-gene pénétré dans cette ville parUn égom , & le fait prisonnier. Sonactivité & fa prudence, jointes àa uéglìgence du gouverneur, luiav oient donné cette place ; le ha-ar d, & la valeur des François &es Irlandois la lui ôterent. II futC “nt ! 'aint de se retirer le soir du1 íanvier, après avoir combattu'^ ut le jour en héros. Le duc de■ n ^'' ms > petit-fils de Henri IV,i 1 la Place de Villeroi, réparaà la Iì battit les Impériaux

l°utnce de Santa-Vitcoria ; il^ c “S-a à lever le siège de Mo-

EUG p7

âene, & le vainquit le 15 août àLuzzara. Cette bataille, douteusedans les premiers instants , & pourlaquelle on chanta le Te Deum àVienne & à Paris, se déclara pourla France, parla prise de Guastalie& de quelques villes voisines. Leprince Eugene quitta l’Italie pour.passer en Allamagne ; il n avoir pasremporté de grandes victoires, maisil laissoit les troupes en bon ordre»

L'empereur se rattacha par de nou-velles grâces-, il le nomma prési-dent du conseil de guerre , & ad-ministrateur de la caisse militaire.Le commandement des arméesd’Allemagne lui futeonfié. Eugene,Marleèorough & Ideinfius^ maîtres enquelque forte de l’empire, dei’An-gîeterre & de la Hollande, étroite-ment unis par l’esprit& par le cœur,formetent une espece de triumviratfatal à la F rance & à l’Espagne. Lesdeux premiers gagnèrent en 1704la bataille de Hochstet, livrée assezmal - à - propos par sélecteur deBavière , secondé du maréchal deTalard. Cette victoire sut décisive& changea la face des affaires. Plusde la moitié de l’armée Françoise& Bavaroise fut détruite le resteregagna avec peine les bords duRhin, abandonnant toutes les vil-les de la Bavière Lr de la Souabe.Gii prétend qu 'Eugene , après cettebataille, invita les prisonniers Fran-çois à un opéra , & au lieu d’unepiece suivie , il fit chanter cinq mo-nologues de Quinauh à la louange

de Louis XIV_ Vous voye {, Mef-

J’.eurs > leur dit-ií, y«e j’aime à en-tendre les louanges de votre Maître,Mais ce trait, qui auroít été unedérision cruelle, peu digne d’un hé-ros , paroîtune anecdote hasardée»De retour en Italie l’an r70;, Eu-gène essuya des échecs. Le duc deVendôme le repoussa avec gloire àia journée de Cassano près de l’A ri-da : journée sanglante & moins ’m-

K k iij