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Tome III.
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t’écise que ne le dit un historienï rançois, puisqu’elle empêcha leprince Eugène de palier l’Adda.L'armée Françoise ayant assiégéTurini’année d’après; Eugène volaa son secours. II passe le Tanaroaux yeux du duc d ’Orléans , aprèsavoir passé le Pô à la vue de Ven-dôme. II prend Correggio, Reggio ;il dérobe une marche auxFrançois;les force dans leurs lignes, & leurfait lever le siège le 7 septembre*706. Après avoir délivré Turin &battu les François , il fit rentrer leMilanès fous l’obéiffance de l’em-pereur, qui lui en donna le gouver-nement, Comme ce général avoirtiré des marchands merciers deLondres les secours nécessaires pourcette expédition, il leur en annonçaie succès. Je me flatte , leur disoit-ildans fa lettre , d’avoir employé votreargent àyotresatisfaction. La fortunecontinua de lui être favorable en1767. Les troupes Françoifes ScEspagnoles évacuèrent la Lombar-tlie. Le général Daun s’empara duroyaume de Naples.-Eugene pénétrapeu de temps après en Provence &en Dauphine par le Col de Tende.Cette invasion heureuse au com-mencement , finit comme tontesles invasions faites dans ces pro-vinces. On avoir mis le siègedevant Toulon , on fut obligé dele lever. La Provence fut bientôtdélivrée , & le Dauphiné fans dan-ger. La prise de Suze fut tout lefruit de cette campagne. Le princeEugène , ayant passé en 1708 desbords du Var aux bords du Rhin ,mi t en déroute les F rançois au san-glant combat d’Oudenarde. Ce n’é-toit pas une grande bataille , ditFauteur du Siécle de Louis XIV',ma,s ce fut pour les François unefatale retraite. Le vainqueur, maî-tre du terrain , mit le siège devantLille , défendu par Bousiers : ( Voy.ion article. ) Cette viiie, si bien f->r-

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tisiée, se rendit après uflê defetâ'de quatre mois. II dut en partie so stsuccès au découragement des ge-

nérauxFsançois;aui3ì, dansunágo

plus avancé, il rejetoit les louan-ges qu’on lui donnoit fur cette en-treprise , trop téméraire dans leprojet, pour être glorieuse dansl’exécution. Cette conquête si £concevoir aux alliés les plus hautesespérances : un de leurs officierspoussa la présomption j usqu’à dire,v qu’il ne désespérois point de vo>t" l’arméepénetrer jusqu’à Hayon-» ne n. Le prince Eugène , modesteau milieu de ses triomphes, lui te-pondit; Oui , pourvu que Le Moi deírance nous donne unpajfe-port poutaller , & un paffe-port pour revenir-Les Etats-généraux voulurent cé-lébrer la prise de Lille par devaines réjouissances. Mais le princeEugène, de concert avec Marlebo -rough, demanda que l’argent destin 6à des feux d’artifice & à des folie*passagères, dont il ne restoit rienau bout de quelqíies heures, ^employé au soulagement des s°*'dats de la république, blessés p efl "dant la campagne. La conquête d eLille fut suivie de la batailleMalplaquet, gagnée le 10 septeinb'

1709,furies maréchaux de ViU ir>

& de Bousiers, qui lui disputeronslong-temps la victoire. Eugène fatdangereusement blessé dans la P 16 *grande chaleur de Faction. Les 0 " 1 'ciers qui combattissent à côtelui, voyant son sang ruisseler,presserent de fe retirer au >n° l .pour quelques moments. < 2 u l ’ nporte , leur répondit-il , depanser, fi nous devons mourir ict ■

Ji nous en revenons , il y aura asieitemps pour cela ce soir. Cettedeur d’ame fit tant d’impresii° n , ^les soldats , qu’ils parvinrentrendre maîtres du champ de ^

t..il!ef' Tríarlcborough ayant ete ^

gracié, Eugène passa à Lon . •