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le général Totteleben répara cêdommage, en lui accordant uneindemnité considérable, à laquellel’impératrice Elisabeth ajouta undon de quatre mille florins. Eulerpallia 2; ans à Berlin, & n’obtintque difficilement la permission deretourner à Pétersbourg. A peine yfut-il arrivé, qu’il fut attaquétl’une maladie violente , qui lelaiffa aveugle. Son activité , fa fé-condité même ne furent point ra-lenties par la perte de la vue. Laforce singulière de son intelligencefer vit de supplément à ses yeux. 11ne cessa de travailler jufqu’à famort, arrivée le 7 septembre 1783,dans la 77 e année de son âge. IIavoit été marié deux fois, & avoit«u treize enfants, dont l’aîné mar-che depuis long-temps fur les tra-ces de son illustre pere.Une humeurtoujours égale , une gaieté douce& naturelle , une certaine causti-cité mêlée de bonhomie, une ma-niéré de raconter naïve & plai-sante , & un grand fond d’érudi-tion , rendoient sa conversationagréable & utile. Son extrême vi-vacité l’entraînoit quelquefois ;mais fa colere étoit aussitôt éteintequ’enflammée. II étoit d’ailleursbon époux, pere tendre , ami sen-sible , citoyen zélé, & fidele à tousles devoirs de la société, ainsi qu’àceux de la religion. On a de lui ungrand nombre d 'Ouvrages, où ilparoît à la fois original & profond,élégant & clair. II n'est presque au-cun de ses écrits qui ne renfermequelque découverte nouvelle , ouquelque vue ingénieuse qui pourray conduire. On y trouve les inté-grations les plus heureuses, deprofondes recherches fur la nature& la propriété des nombres , la dé-monstration de plusieurs théorèmesde Fermât , la solution de diversproblèmes fur l’équilibre & lemouvement des corps solides, fle-
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xìbles & élastiques , enfin tout té*que la théorie du mouvement descorps célestes a de plus épineux.Ses principaux écrits font : I. UneDissertation sur la nature ù la P rû "pagation du son. II.... sur la naturedes vaisseaux , que l’academie déParis honora de Y Accessit en 1727*III. Mémoire sur la nature & les pro -priétcs du feu, couronné par l’aca-démie de Paris en 1738. IV ....fur hflux & le reflux de la nier , couronnepar la même académie en 1740. Hy explique l’action du soleil Sde la lune sur la mer, & appuieson explication de beaucoup degéométrie & de calculs ; ce qui n’®point empêché plusieurs savants dela regarder comme peu satisfaisait'te. V. Cinq Mémoires fur diffère»'tes questions de mathématiques,dans les Mélanges de Berlin ; c'estpeuôêtre ce qu’il y a de roieu*dans cette collection. VI. PlusieursDissertations dans les Mémoires de*académies de Pétersbourg & deBerlin. VII. Eléments d’Algèbre. Cetouvrage qu’il fit étant aveugle , 3été traduit en françois & en russe >il est écrit avec clarté & méthode-VIII. Trois Mémoires fur les í n ‘~galités dans les mouvements desn'etes , couronnés à Paris.IX. Deu*Mémoires fur La perfection de l*Théorie de la Lune , couronnes 3Paris en 1770 & 1772. X. Opufl« le *analytiques , 1783. Ce font des Me'moires réunis , qui avoientd’aborparu séparément. Son Jntrodu 3 ‘ ú *à T analyse des infiniment petits , a etraduite du latin par MM. PelVs ,Kramp , 1786 , 3 vol. ik>'4°- -st" ^avoit cultivé non-seulement toutles sciences mathématiques , m 3 _la littérature ancienne & les •gués savantes. 11 savoir par e® .Y Enéide. On a prétenduporté fa curiosité jusqu’à sre des procédés Sc des réglésl’Astrologie. La plupart des P rl