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âcnosor, vers Pan ;6r avant J. C.
Ce jeune prince avoir gouvernédefpotiquement le royaume pen-dant les sept années de 1a démencede son pere. Nabuchodonosor étantremonté fur le trône après avoirrecouvré la raison, arrêta toutesles entreprises de son fils contrelui, & le tint enfermé. Celui-ci,dans fa prison, lia une étroiteamitié avec Jechonía t, toi du Juda,
<pi e tv abuchodonosor tenoit aussi dansles fers. Ceprir.ee étant mort, Evil-ivurodac monta fur le trône, tiraJéchor.ias de prison , & îs comblade faveurs. On dit qu’il eut laeruauté de priver de la sépulturele corps de son pere, & mêmequ'i! le fit hacher en morceaux.
11 fut assassiné par son beau-frere•N ériglí.jsor, après un régné de deuxans.
EVITERîíE. Les anciens ado-roient fous ce nom un Dieu, dela puissance duquel ils se formoientune très-grande idee, Sc qu’ils pa-roi 6 oient mettre au-dessus de cellede Jupiter. Quelques mythologistescroient que ce dieu éroit Jupitermême. E r i r E n h e signifie im-mortel , & l’on appeloit quelque-fois les Dieux .'Eviterai & JEvin-te gri, pour marquer leur immor-talité.
EULA.LIE, ( 8te) vierge & mar-tyre de Barcelone, sous l’empirede Dioclétien. Son nom est plusc otinu, que le détail de ses souf-frances.
EULALIUS, antipape , qu’unec afcaíe opposa au pape Bonìface Ie " 4i8, & quel’empereuri/onoriajfrr chasser comme un intrus.
EULF.R, ( Léonard ) membre desAcadémies de Paris, de Pétersbourg’^ e Londres , naquit à Bêle enJ ;'7 ù’un ministre Protestant. Après“'°>r soh ses ptemieres études, ilç e °afacra à la théologie & aux
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langues orientales pour complaire3 son pere: mais un goût irrésisti-ble , qui î’avoic porté de bonneheure à Rappliquer aux mathéma-tiques, l’y ramena bientôt. Ses liai-sons avec Nicolas & Daniel Ber -nouìllì accéléreront ses progrèsdans la carrière des sciences. Cesdeux célébrés géomètres ayant étéappelés à Pétersbourg en 1715 ,l’engagercntdeuxans après de quit-ter fa patrie pour fe rendre auprèsd’eux. II ne tarda pas d'enrichirles recueils de l’académie de cetteville de plusieurs Mémoires , quiexcitèrent entre Daniel Bernouilli&rlui une émulation qui ne dégé-néra point en envie. Non content' de perfectionner le calcul intégral,
Euler inventa le calcul des sinus ,
& simplifia les opérations analyti-ques. La réputation qu’il acquit degénie transcendant Sc inépuisable,alla jusqu’aux oreilles des souve-rains. Le roi de Prusse l’invita en1741 de fe rendre à Berlin, pourdonner de l’éclat à l’académie quialloit naître fous les auspices de ceprince philosophe. En arrivant, ilfut présenté à la reine mere,femme d’eíprit, qui cependant neput obtenir de lui que des mono-syllabes. Elle reprocha au géome-metre cette timidité,cet embarrasqu’ellecroyoit ne pas mériter d’inf-pirer., Pourquoi ne voule\-vous doncpas me parler} lui dit-elle : Madame ,lui répondit-il, parce que je viensd'un pays oh quand on parle on ejl
pendu. En effet, à i’époque où Eulctfe trouva en Russie, ce grand empi-re , gouverné par un étranger , gé-miffoit sous un despotisme trop sou-vent arbitraire. La Prusse fut un sé-jour plus agréable pour ce philoso-phe,ma ! gré quelques chagrins pas-sagers qu’il y éprouva. Les Russesayant pénétré dans la Marche , en17 do , pillèrent une métairie qu’ilavoir auprès de Charlottembourg.