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fragments. Nous n’avons de luique les Vies des Philosopher de sontemps, écrites avec précision , &avec assez de netteté & d’élégance.A. Junius en a donné une Traduiîionlatine avec le texte grec, 1596,in-8°. On en trouve un extraitdans les Excerpta de Lepationiius ,Paris 1648 , ln-f° , qui font partiede la Byzantine. Cette Histoire desphilosophes est pleine d’injnres,indignes de la faine philosophie.Le but de fauteur paroît être derelever l’idolâtrie & de rabaisser leChristianisme. II exagereles vertusdes philosophes Payens, & atténuecelles des solitaires Chrétiens. IIinsulte même à leurs martyrs ;8c, autant qu’on peut en jugerpar cet ouvrage , Eunape étoit unde ces hommes passionnés qui cou-vrent leurs emportements du man-teau de la sagesse , & qui ont sanscesse, le mot de philosophie dans labouche, parce qu’ils sentent qu’ilsne font point dans le cœur.
I. EUNOME, célébré musiciende Locres en Italie. Comme ildisputoit le prix de son art à unautre musicien, une cigale vint,suivant la fable, se poser sur sonluth , pour suppléer à une cordequi s’étoit rompue.
II. EUNOME , Eunomius , hé-résiarque , natif de Cappadoce ,d’abord maître d’école à Constan-tinople , ensuite disciple d 'Aètius ,parvint à l’épiscopat par la pro-tection à’Eudoxe , patriarche deConstantinople ; ce prélat , enl'ordonnant, lui conseilla de ca-cher les erreurs qu’il avoir sucéesauprès d 'Aètius, Eunome ayant né-gligé cet avis , fut déposé & exiléen divers endroits : il mourut dansfa patrie à la fin d> lv c . siecle.C’étoit un Arien outré ; &, pourdéfendre f Arianisme , ( dit M.Pluquet) « il retomba dans le» Sabeilianitjae s dont Aïìhì avoir
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» cru qu’on ne pouvoit se garantis
» qu’en niant la divinité du Verbe-» Anus , pour ne pas tomber dansr> l'hérésie de Sahellius , qui con*» fondoit les personnes de la Tri'» nité, fit du Pere 8c du Fils deux» personnes différentes, & f° u '» tint que le Fils étoit une créa-» ture. La divinité de J. C. étoit» donc devenue comme le pivot» de toutes les disputes des Ca-» tholiques 8c des Ariens. Tes» Catholiques admettoient dans» la substance divine , un Pere» qui n’étoit pas engendré, 8t un» Fils qui f étoit ; qui cependant» étoit consubstantiel Sc co-éternel» à son Pere. La divinité de J. C<» étoit évidemment enseignée dans» l’Ecriture , & les Ariens ne» pouvoient éluder la force des» passages que les Catholiq ueî» leur opposoient. Eunome crut» qu’il falloir examiner ce dog 1 ” 6» en lui-même, Sc voir fi esse# 1 '» vemenc on pouvoir admets 6» dans la substance divine deu*» principes, dont f un étoit en'» gendré Sc l’autre ne l’étoit P a ?j» Pour décider cette question, 1» partit d’un principe reconnu P ar» les Catholiques8c par lesAtiettS'» savoir , la simplicité de Dit"-» crut qu’on ne pouvoir supp°
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» dans une chose simple 1» principes , dont f un étoit e °» gendré 8c l’autre engendras *» Úne chose simple pouvois» suivant Eunume, avoir diffet» rapports ; mais elle ne po u '
» contenir des principes diff ere oU(» De ce principe , Arius , P j» éviter le Sabellianifme ,
» confondoit les personnes j e» Trinité , avoir conclu» Pere 8c le Fils étoient .» substances distinguées. C° ,» d’ailleurs on ne pouvoit a ^ p]l» tre plusieurs Dieux , 11» jugé que le Verbe ou *