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Tome III.
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à Pella; ce prince qui ì’aveît tou-jours beaucoup aimé , refusa devendre aux Athéniens , lors-■qu’ils les lui firent demander pckkïeurs ambassadeurs. Euripide joi-,Knoit lès avantages extérieurs àc eux de l’esprit & du génie. Sestraits annónçoient la force. Sa phy-sionomie , à en juger par un busseantique , étoit noble, sérieuse &Prononcée -. elle portoit l’empreinteson esprit, naturellement graveprofond, aimant le grand & lesublime. II travailloit difficilement,tu poëte Alceftìs , qui avoir la fa-cilité des mauvais écrivains, se“vantoit qu'il avoit fait cent versssans trois jours > tandis qu "Euripiden'en avoir fait que trois ' (s di y^ a encore cette différence entre vos« écrits 6- les miens , dit le poëte» au versificateur , que les vitres99 dureront trois jours , & les miens99 perceront détendue des siécles ». De73 tragédies qu'il avoir composées,îl ne nous en reste que ly- Lesprincipales font : Les Phéniciennes ,Qrcfie, Médée, Andromaque , Iphi-génie en Autiie , Iphigénie en Tau-ride , les Troades , Electre , Hercule ,Hippolyte. Ces deux dernieres pie-ces semblent avoir remporté leprix sur toutes les autres. Euri-P‘de excelle à exprimer l'amour,& fur-tout l’amour furieux &Passionné , tel qu’ll doit être furïe théâtre. II est tendre, tou-chant , pathétique. Racine l’a faitRevivre dans le dernier siecle :*1 hérita de son esprit ; mais ilLû prêta plus de charmes, &Raccompagna de plus de goût. 11faudroit être bieii aveugle, oumen prévenu en faveur de l’anti-ssutté, pour préférer le poëte Greca .u poëte François. Mais son mé-*ue n ' en ç q p as moins grand. L’artu théá tre ne faisoit que de naître :u u Euripid e Sc Sophocle , tout im-Par atts qu'ils étoient, réussirent

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autans chez les Athéniens , queCorneille Sc Racine parmi nous.Leurs fautes , dit un homme d’es-prit, sont sur le compte dé leursieclesseurs beautés n’appartiennentqu’à eux. II y en a certainementdans Euripide. Son Andromaque fitune impression si vive fur les Ab-dérites , qu’ils furent tous atteintsd’une espece de folie, causée parle trouble que la représentationde cette piece avoit jeté dans leurimagination. Quoique Euripide fûtmoins élevé que Sophocle, le Cor-neille des Grecs, il savoit être grandquand le su;et l’exigeoit. Les pen-sées les plus communes recevoiencen passant par son imagination , cetour heureux qui les rend sublimes.Ce qui intéresse sur tout le genre-humain, c’est que ses pieces respi-rent la plus belle morale. II l’avoitpuisée à l’école de Socro.ce : aussi cephilosophe n’alloit au théâtre quepour entendre les pieces de Ion dis-ciple. On n’auroit qu’à louer Euri-pide , s’il avoit toujours placé sessentences avec art... Les meilleureséditions à'Euripide font celles deAide ,1503, in-8° ; de Plantin ,en j371 ; in-ié ; de Commelin , en1 597 , in-S° ; de Paul Etienne , en1604, în-4" ; enfin de Josué Bar »nés , 1694, in-fol, à Cambridge,qui a éclipsé toutes les autres. L’é-diteur y a joint les diverses sco-lies, & tous les fragménts qu’ll a putrouver , & l’a enrichie de savantesnotes , & d’une vie du dramatiqueGrec. Koyei le Théâtre des Grecs,du Pere Brumoi , qui á traduit lesplus beaux morceaux à’Euripide.AI. Prévo/l en a donné une Tra-duction complette , Paris, 1783Z vol. in-11, avec des notes ins-tructives Sc curieuses.

EUROPE, fille d ’Agénor roi dePhénicie, Sc sœur de Cadmus . Cetteprincesse étoit si belle , qu’on pré-tend qu’une des compagnes de Ju-

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