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hérésie. Les Ariens , flattés d’avoirdans leur parti un homme tel quelui, le firent nommer à l’évêchéd’Antioche ,'afìn que son éléva-tion rejaillît indirectement sur leursecte. Eus'ebe refusa ce siège, soitpour augmenter son crédit par sondésintéressement, soit qu’il fût inté-rieurement soumis aux décrets del’Eglise qui condamnoit ces chan-gements, Constantin lui fut bon gréde son refus, & depuis l’honora deson estime & de sa confiance. A uconcile de Nicée, en 325 , il avoirété placé à la droite de ce prince.II y anathématisa les erreurs d’- 4 -tzus : mais il eut quelque peine àsouscrire au mot de Consubstantielque les Peres ajoutèrent à fa for-mule. II assista, en 331, avec lesévêques Ariens, au concile d’An-tioche , où St Euftache fut déposé ;ce fut alors qu’il refusa ce siège.Quatre ans après , il condamna StAthanase , de concert avec les évê-ques des conciles de Césarée & deTyr. Le saint évêque refusa de setrouver dans ces assemblées, parcequ’il détestoit les artifices d'Eusè-be , & qu’il redoutoit son crédit.Les prélats assemblés à Jérusalem,le députèrent à l’empereur Cons-tantin , pour défendre le jugementinique qu’ils avoient rendu con-tre l’illustre défenseur de la divi-nité de J. C. Cet évêque cour-tisan surprit la religion du prince,Sc abusa de sa confiance. II noir-cit les innocents & blanchit lescoupables. II obtint le rappel del’héréfiarque Arius & l’exil d ’A-ihanase. II connut le foible de Cons-tantin , & fit quelquefois, de cefondateur du Christianisme dansï’empire , le persécuteur des vraisChrétiens. On croit qu’il survé-cut peu à ce prince ; il mourutvers l’an 338. Euscbe laissa beau-coup d’ouvrages dignes de passerà la postérité, qui en a une par-
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tie. Les principaux font: I. E’LíiS"TOI RE Ecclésiastique, en io livres,depuis l’avenement du Messie, jus'qu’à la défaite de Licinins. C’est I eplus considérable de tousses écrits»il 1 lui a mérité le titre de Etre «t-C Histoire Ecclésiastique, II peut tefli*lieu des historiens, originaux de*trois premiers siécles. Eus'ebe I e 'jette lçs narrations fabuleuses avecplus de foin que n’ont fait St Ep 1 'phane Sc tant d’autres anciens. 5 °*style, fans agrément & fans beau*té, est plutôt celui d’un compj'lateur que d’un historien. II a v ° l£plus de finesse dans le caract ereque dans l’esprit. Ce qu’on ne peu*lui pardonner , c’est le coup 2 ®silence qu’il garde sur l'Ariaois® 6dans son Histoire ; nouvelle preu vScontre ceux qui forcent les s eC ’de ses mauvaises expressions, pu wfaire un homme orthodoxe d 11intrigant , reconnu par toU^l’antiquité pour Arien d’esp rlt ;de faction. Quelques auteurs/avoient donné la qualité de& Usuard le plaça même dansMartyrologe. Mais, malgré ses a P ulogistes, fa sainteté est dem elir e5aussi équivoque que les pénh e PÍqu’on suppose qu’il a faites. * _ronius l’ôta du Martyrologe í°main, & y mit Eus'ebe de ^mosate...
De toutes les éditions de 1 H ^TOI RE Ecclésiastique A' Eus 'ebe y ^plus correcte est celle deV alois, dans la Collection des ^toriens ecclésiastiques Orées, Z ^in-f“ , à Paris, en 1669; P^'^,1677 , avec une Version en * a jj equi a mérité l’estime du P/savant ; ensuite augmentée eçvue â Cambridge , 17x0, J V j_ n iiéí°. Le président Cousin en a *une excellente TraduSion ençois, 4 vol. in-4°, ou 5 vo ■ ^12. II. La Vie de Constantin,
4 livres. C’est un panégyrique