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Sut avilie au point d’être occupéepar un eunuque. Son insolence, sacruauté & sa lubricité soulevèrenttout le inonde contre lui. Gainas,G.och , général Romain, fit révol-ter les troupes, & ne promit deles appaiser qu’à condition qu’oului livreroit la tête d’Eetrope. Ar-cad'ms , pressé, d’un côté, par lactainte , de P autre, par les prièresde fa femme Eudoxie , que l’eunu-que avoir menacée de faire ré-pudier , le dépouilla de toutes sesdignités, & le chassa du palais. £«-trope , livré à la vengeance du pu-blic , se sauva dans une église. Onvoulut l’on arracher ", mais Stjean-fA ry| ujï c mr a p p ; i - f a la populace patu n sermon. qui passe pour un chef-d’ceuvre d’éloquence. Au bout deQuelques jours, il en sortit : on luis,í son procès ; & cet homme quiAvoir osé aspirer au trône impérial,perdit la tête fur un échafaudl an 399.
EÛTYCKE. Foyer EUTICHÍ..
. EUTYCHES,hérésiarque, se re-tira , des sa premiere jeunesse , dansun monastère, près Constantinople.Ses vertus & ses lumières charme-nt tous ses confrères, qui lechoisirent d'une voix unanimepour leur abbé. II passa toute faVie dans les exercices de la péni-tence la plus austère. II ne sortitde sa solitude, que pour allercombattre les erreurs de TJeJìorius ;mais , craignant de tomber dnnsle Nestorianisme, qui admettoitdeux personnes en J. C., parcequ’il y a deux natures , il supposastue les deux natures étoient tel-' e meat unies, qu’elles n’en fai-foient qu’une. U confondit ainstles deux natures en une feule , asmd’être ulus sûr de ne pas admettre
Cn I, C. dpnv r ....—
e _ n 1 . C. deux personnes comm-Ne Jlorius. « La passion jointe à l’i-tJ gnora nce ( dit M. l’abbé Eluqicet )» ns volt qqe les extrêmes ; les roi*
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» Keux qui les séparent, & où ré-» side la vérité, ne sont apperçus» que par les esprits éclairés, ut-il tentifs & modérés. Eutychès en-» seignoit donc à ses moines, qu'il« n’y avoir qu’une feule nature en» Jésus-Christ. II ne voulut pas» que l’on dît que J. C. étoit con-» substantiel à son Pere selon la» nature divine, & à nous félon» la nature humaine. II croyoi t que» la nature humaine avoir été ab-» foibée par la nature divine, com-» nie une goutte d’eau par la mer ,
» ou comme la matière combustî-» ble jetée dans une fournaise eíl» absorbée par le feu; ensorte qu’il» n’y avoir plus en J. C. rien d’hu-» main ,& que la nature humaine» s’étoit, en quelque force, con ver-» tie en nature divine. L’erreur» à’Eutyches n’est donc pas ( corn-» me ìe prétend M. de lu Cro7j) une» question de nom ; car Eatychís,
» en supposant que la nature hu->1 maíne avoir été absorbée par la» nature divine, & confondue» avec elle, de maniéré qu’elle» ne faisoit avec elle qu’une seule» nature, dépouilloít J. C. de la» qualité de médiateur , & démn-» soit la vérité des souffrances ,» de la mort & de la résnrrec»» tion de J. C. , puisque toutes» ces choses appartiennent à la» nature humaine , & à la rta-» lité d'une ame humaine & d’mt» corps humain, unis à la pér-ir sonne du Verbe, & n’appar-» tiennent pas au Verbe ». £a-sèbe , évêque de Dorylée , amiddEutychìs &: son admirateur, ayanttenté vainement de le ramener àla vérité , se rendit son accusa-teur auprès du concile de C. P.,convoqué en 448 > par íiavien ,évêque de cette ville. L’herést-r-que ayant versifié dans ses senti-ments, y fut condamné, déposédn sacerdoce & du gouvernement