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Tome III.
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rie son monastère, & excommunié,ï.'austérité de ses moeurs lui avoirfait des partisans ; l’eunuque Chry-faphins, favori de l’empereur Théo-dose le Jeune, étoit son ami. II ob-îint de ce prince, qu’on assemblè-rent un autre concile pour revoirles-actes de celui de C. P. ; & queDioscore , évêque d’Alexandríe, au-tre partisan A’Eutychès, en auroit laprésidence. C’est cette assembléequ’on a nommée le Brigandage d'E-ph'esc. Eutyches y fut absous , fansautre explication qu’une requêteéquivoque, dans laquelle il décla-rent en général qu’il anathématisoittoutes les hérésies. Flavien & Eu-s'ebe , ses adversaires, furent non-feulement déposés, mais cruelle-ment maltraités. Marcien , succes-seur de Théodose , fut plus favora-ble à la doctrine catholique. II fitassembler, en 451 , le concile.deChalcédoine, le IV e général. L’£u-tychianisme y fut proscrit, Dios-core déposé, & la paix rendue àl’Eglise. Cependant un moine nom-mé Théodose, esprit ardent & fac-tieux, souleva plusieurs de ses con-frères contre le concile de Chal-cédoine. II mit dans son parti l’im-pératrice Eudoxie , veuve de l’em-pereur Théodose II , qui lui donnaune retraite dans son palais en Pa-lestine. Théodose, appuyé par cetteprincesse , se fit déclarer évêquede Jérusalem, après avoir chasséJuvénal le légitime évêque. Unefoule de moines qui vivoient deslibéralités de l’impératrice , se ré-pandant dans toutes les maisons ,publioient que l’empereur vou-loir rétablir le Nestorianisme, &par cet artifice , excitoient des sé-ditions. On alloit mettre le feu auxmaisons des partisans du concilede Chalcédoine ; la province étoitlivrée au tumulte & au brigan-dage : il fallut que Marcien en-voyât des soldats pour contenir

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ces théologiens turburíents. Théo-dose fut chassé. Marcien , connois-sant l’esprit querelleur & pointil-leux des Grecs > fit plusieurs loispour défendre de disputer publi-quement sur la religion, fies sagesédits ne purent arrêter la fureurdogmatique des Eutychiens. Cettehérésie, qui fit de grands ravagesdans tout l’Orient, se divisa à 1*longue en plusieurs branches. Ni-cephore n’en compte pas moins dsdouze. Les uns étoient appelé*Schematici ou Apparentes , parcequ’ils attribuoient à J. C. un corpsfantastique ; d’autres Théodosens ,du nom de Théodose , évêque d’A-lexandrie ; d’autres Jacobitcs , dunom d’un certain Jacob ou Jac-ques : cette branche s’établit elle'même en Arménie, où elle sub-siste encore, & d’où elle se ré-pandit en Egypte & en Syrie. Le*autres sectes principales nées del’Eutychianisme, sont les Théo-paschites , qui prétendissent q»edans la passion de J. C. c’étoit I 3divinité qui avoit souffert ; l eSAcéphales, c’est-à-dire sans chef Jles Sévérins , ainsi nommés d’vbmoine appelé Sévere , quifur le siège d’Antioche l’an f 1 ?’-on les appela encore Corrupt‘ c °’les & Incorrupticoles. Les Sévéritése partagèrent encore en cinq í“ c 'lions : savoir, les AgnoétesAgnoïtes, les partisans de Paul 0les Mêlants , c’est-à dire les bsoirsiles Angélites ; enfin les Adriattsles Canonites.

EUTYCHIEN, pape & marty^succéda à Félix, en janvier 27 5 -ordonna que l’on ensevelirott ^corps des martyrs dans des tu ?^ques de pourpre. II fut marty* 1lui-même le 8 décembre 28J-

EUTYME. Voyei EuthïME*

EUTYQUE, ( Eutychius) P^triarche de Constantinople» P^ gsida au concile œcuménique