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Tome III.
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d’infanterie avec des figures de car-ton , qu’il faisoit mouvoir suivantle commandement. 11 servit sous leduc d 'Epernon dans plusieurs occa-sions importantes. I! se signala sur-tout en i6zj. On commerça dès-lors à conter mille particularitésfabuleuses fur la cause de ses suc-cès. On les attribua au diable, quoi-qu’il ne les dût qu’à son couragehéroïque, à son jugement solide Scprofond , & à un sens droit & éten-du. II sauva l'armée du roi à laretraite de Mayence, comparéepar quelques écrivains à celle desDix mille de Xénopkon. Sa valeurne parut pas avec moins d’éclaten Italie qu’en Allemagne. Blessé àla cuisse au siège de Turin, en 1640,il ne voulut jamais souffrir qu’onla lui coupât. II ne saut pas mourirpar pieces , dit-il à Turenne , Sc aucardinal de la Valette qui 1 exhor-toit à cette opération : la mort m'au-ra tout entier , ou elle n 1 aura rien.En 1643 les François assiégèrentCollioure dans le Roussillon. Troismille Espagnols occupoient unecolline , d oit il falloit les chasserpour faire les approches de la pla-ce. Fabert, qui commandoit le pre-mier bataillon des troupes Fran-çoises à la tête de l’armée , reçutordre du maréchal de la Meilleraiede v-suir lui parler. sFabert , quiétoit capitaine aux Gardes, & quiavoir entendu le maréchal appelerfa compagnie les chanoines de Fa-bert , parce qu’elle avoir été deuxans à la cour, avoir senti vivementcette raillerie amere. 11 refusa dequitter son poste. II répondit à unsecond aide-de-camp : Avei - vou *des ordres pour le bataillon ? je lesexécuterai, je ne marchepas autrement.La Meilleraie vint lui-même. M. deFabert, ( lui dit-il ) oublions le pajfé ;donnei-moi rotre avis ; que ferons-nou s } — Voilà le premier bataillondes Gardes prêt à exécuter yos ordres f

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( répond Fabert ) nous ne favorisqu 9 obéir. —- Point de rancune, répli-qua le maréchal, je viens demandervotre sentiment. — C y est. d 9 attaquer ,répliqua Fabert . — marche, cria lemaréchal!.... A ces mots le pre-mier bataillon des Gardes avar.ça ,les autres suivirent : Fabert joignitles Espagnols , les attaqua , lespoursuivit l’épée dans les re : ns jus-qu’auxportes de Collioure, & leurfit des prisonniers. Les Françoisayant entrepris, la même année1642 , de se rendre maîtres de Per-pignan , Fabert rendit compte tousles matins à Louis XIII des opéra-ratíons du liège. Un jour le grandécuyer Cinq Mars osa critiquer lesdétails qu’il entendoir. Vous ave\paff: Jans doute la nuit i la tranchée ypuijque vous en parU' x sisavamment >lui dit le roi. — Sire , répondit legrand-écuyer, voussave\U contrai-re. — AUz ^, répliqua Lcvis , vousm 9 êtes injupportable ? Vous vouiezqu on croie que vous pajse\ les nuitsrégler avec moi Us grandes afsaif eSde mon royaume , & vous les paJf^Kdans ma garderobe à lire l 9 Arion eavec mes vaUts-dc-chambre. AIU\ ,orgueilleux , il y a J. x mois que J*vous vomis. Ce discours iù sortisCinq-Mars ; & , l’oeil étincelant de

colere , il dît à Fabert ; Afonfieur . #

je vous remercie . — Que dit il , s’e-cria le roi ? je crois qu il vcu's mena-ce. — A 1 on , Sire } répondit Fabert#on n 9 oje faire des menaces en vo tr6prejcnce 3 S* ailleurs on n 9 enpas...,. En 1654, il prit Stenai.SeSservices furent payés par le g° u- *vernement de Sedan & par le bâtostde maréchal de France en làfî-ifroi lui offrit depuis le collier eses ordres-, il le refusa, p'ar u* 1 ®modestie plus glorieuse pour u*que toutes les distinctions. U Jà un de ses amis , que ne pouvaisproduire les titres nécessaire*recevoir cçt honneur, you 01