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Tome III.
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fns que son manteau sût décoré parune croix , & son ame déshonorée parune imposture. H écrivit au roi à-peu-pres dans le même go^t. LouisXI y lui répondit, u que le refus» qu’il faisoit , lui inspirait plus” d’estimepour lui, que ceux qu’il» Honoroìt tîu collier ne recueille-» raient de gloire dans le monde ».C’est avec la même grandeur d’a-®e qu’il répondit au cardinal Ma-\arin , qui lui proçofoit de lui fer-vird’tspíon dans l’armée: l/n grandMinistre comme vous do r t avoir toutesfortes dc gens à son service. Les unsdoivent le servir par leur bras , lesautres par leurs rapports ; trouve 3 bonque je fois dans la chaste des premici s...Fabert mourut à Sedan le 17 mai‘ï662 >363 ans. On fit des contesfur fa mort, qui, quoique dénuésde vraisemblance .ne laissèrent pasde le répandre, St trouveront en-core quelques partisans dans ceíìecle philosophe. On avoit ima-giné qu’il étoit sorcier ; on pré-tendit que le Diable l’avoit enle-vé. Ce qui put donner lieu à cesmensonges absurdes, c’est que lemaréchal fabert avoit un faible ,étonnant dans un si grand capitai-ne, pour 1 ’ast.rologie judiciaire. LeI 1 . de la Barre , chanoine de Ste-Ger.evieve , a publié fa vie en*752. en 2 vol. in-ta. 11 y a deschoses curieuses, mais trop deminuties , & de détails étrangersSu maréchal. Parmi les traits quenous pourrions rapporter à l’élogede ce grand homme, nous choi-«rons ceux-ci. XI disoit que , st ,P°nr empêcher qu’une place que leFox lui auroit confiée ne tombât aufauvoir d: Vennemi , il fallait met-trc à une brèche fa personne , sa sa-g, ÍOííí son bien, il ne balan-j] £ru 'f P a s... 11 croyoit qu’à la guerreliss ^ avo '* aucune fonction avi-j* nte - Quelques-officiers du ré-* e «t desGardes*F rançoises trpu»

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verent mauvais que Fabert , ausiège de Bapanme, s’occupât in-différemment des íappes, des mi-nes, de l’artillerie, des machines,des ponts & des autres travauxles plus pénibles. 11s chargèrentmême Grateloup , son ami, de lutreprésenter quhl aviliffoit sa di-gnité de capitaine aux Gardes &d’ofíîcier-général. Je voudrois biensavoir ( répondit Fabert ) st le bienque m’a fait le Roi est une raisonde diminuer le \ele que s ai toujourseu pour son Jervice. J’oje me star-ter que ces travaux , que l’on trouvehumiliants , me conduiront aux hon- ■neurs militaires les plus élevés. Lanuit prochaine , je ferai la descentedu foffé , & , sans avoir égard à ladignité de mes grades , j’attacheraile mineur , je travaillerai moi-mimeà la galerie , à la chambre de la mi-%ne , & j’y mettrai le feu , fi la gar-nison refuse de se rendre ... Malgréla hcence que les guerres civiles deFrance a voient introduite parmiles gens de guerre, Fabert contint,dans la discipline la plus exacte,les troupes qui étoient en garni.-son dans son gouvernement deSédan. Les Sédanois essayeront, àplusieurs reprises, de lui faire re-cevoir quelques solides marquesde leur reconnoiffance-, toutes leurstentatives furent inutiles. Un voya-ge du maréchal à la cour, leur fithasarder d’offrir à sa femme unebelle tenture de tapisserie qu’ilsavoiem fait venir de Flandre. Leprésent étoit du goût de Mad e Fa-bert ; mais elle le refusa pour nepas déplaire à son mari. Quelquetemps après son retour, Fabertapprend que ce meuble est à ven-dre , gc que l’on n’en trouve pasle prix qu’il a coûté. Fabert , quine veut pas être l’occafion d’uneperte pour le magistrat qui a faitcet acquêt, lui envoie l'argent qu’ila débojM/é, & pour l’achat de lat»

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