F A B
les valvules des veines ; mais ilne connut ni leur structure, nileur usage. Ce médecin crut avecraison qu’il falloit unir la théo-rie de son art avec la pratique ,& celle-ci avec la chirurgie. C’està ses méditations & à ses expé-riences fur cette derniere, quenous devons ses Œuvres Chirurgi-cales , qui ont été recueillies égale-ment en Hollande en 1723 , in-f°.Fabricins travailloit plus pour lagloire que pour l’intérêt. Ses amislui firent divers présents, pourrécompenser son généreux désin-térefi'ement. II les mit dans un ca-binet particulier , avec cette ins-cription : Lucri neglecli lucrum.
FABRINI ( Jean ) , grammairienFlorentin , vivoit dans le milieudu xvi e siecle. Nous avons delui des Notes & des Commentairesfur Virgile-, Horace, Te'rence, Scfur quelques Epîtres de Cicéron.Ils font assez bons pour leur temps,II est auteur de quelques autresouvrages fur fa langue.
FABROT ( Charles - Annibal ) ,étoit d’Aix en Provence , où ilvit le jour l’an 1580. Sa profondeérudition & ses vastes connoiffan-ces dans la jurisprudence civile &canonique, lui obtinrent l’amitiédu fameux Peiresc, protecteur detous les gens de mérite. Le pré-sident da Vair, qui l’estimoitauffi,devenu garde-des-sceaux en 1Ó17,attira Fabrot à Paris. II n’avoit que3 6 ans, & depuis 8 années il oc-cupoit avec distinction une chairede droit dans l’université d’Aix.II retourna en cette ville après lamort de son protecteur, & y repritfes fonctions de professeur. On lerevit à Paris en 1637 , pour yfaire imprimer des Notes fur lesInflitutes de Justinien. Cet ouvrage,dédié au chancelier Séguier, futhonorable & utile à l’écrivain.H fit à Fabrot un grand nom dans
f
F A B
la république des lettres, Sc luivalut une pension de 2000 livres,qui lui fut accordée pour travail -ler à la Traduction des Bafilstues'.c’est la collection des lois Romai-nes , dont l’usage s’e'toit conservédans l’Orient, & de celles q ueles empereurs de Constantinopleavoient faites. Cet immense réper-toire , le fruit de dix années du-plication constante, mérita à f° nauteur une charge de conseiLer a uparlement de Provence , dont 1 £Scirconstances du temps ne lui per-mirent pas de jouir. II parut e°ié47 à Paris, en 7 vol. in-fol. fo uSle titre de Bajilicon , auquel il fa utjoindre le Supplément par Ruhnb 1 'nius, Leyde 1765 , in-fol. Det>*ans après, en 1649 , Fabrot p u '
blia une édition des Œuvres
de
Cedrene , de Nicetas , d'Anaflafe I eBibliothécaire, de Constantin Nia'nasses , & des Inflitutes de Thé 0 'phile Simocatte , qu’il enrichit éenotes & de dissertations. On a en-core de lui des Observations Wquelques titres du Code Théodojit"’un Traité fur F Usure contre Sasmaise ; quelques Maximes de D r0 ^fur Théodore Basamon , fur ïBbl'toire Ecclésiastique , fur les Pap eS '& plusieurs Traités particuliers í ufdiverses matières de droit. En iéí.*’ce docte & infatigable écriv® 111commença la révision des œu-vres de Cujas, qu’il corrigea
plusieurs manuscrits, & qu’il dos 1na au public à Paris l’an ié 5 'en 10 vol. in-fol. avec d’explentes notes aussi curieuses q utructives. L’application exce j u j
qu’il mita ce grand ouvrage,causa une maladie, dont U J 10rut le 16 janvier 1659 , âgé ° e ,ians. On trouva parmi les P a P'de ce savant homme, des .
taires fur les Inflitutes de J u E‘ nl L ( .des Notes fur Anlugelle-, ^ 1 bcueil des Ordonnances eu ConJ 1