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Tome III.
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* lí \fait dans cet art, je vous aurols‘edé une place que vous eu$fte\ rempileplus dignement que moi .

FAGET, Voyei Marca , à lafin de l’article.

EAGNANÍ ou Fagnan , ( Pios-P ?r ) célébré canoniste , consulté àR°me comme l’oracle de la juris-prudence, fut pendant 15 ans se-crétaire de la sacrée congréga-tion. Cet habile homme perdit laVue à l’âge de 44 ans, & n’en tra-vailla pas moins jusqu’à sa mort,arrivée en 1678 , à l’âge de 80ans. On lui doit un lostg Com-tnentaire fur les Décrétâtes , à Ro-me , 1661 , 3 vol. in-fol., réim-primé à Venise, en 1697. II fnt en-trepris par ordre du pape Alexan-dre Vil. La Table de cet ouvra-ge , vrai chef-d’œuvre en ce gen-re, vaut feule autant que le Gom-ment rire. Ce qii’il y a de plusextraordinaire , c’est qu’un hom-me aveugle ait pu la dresser , 8cla drosser si exacte. Son livre esttrès-favorable aux Ultramontains.

FAGON , ( Gui-Crescent) né àParis en 1638, d’un conimìff iredes guerres, fut destiné de bonneheure à la médecine. I! prit le bon-net de docteur en 1664. Etant furles bancs, il soutint, dans une thefe,la circulation du sang: action har-die alors, que les vieux docteursne pardonnèrent au jeune étudiant,^u’en faveur de l’esprit avec lequelri avoit défendu ce paradoxe, au-lòurd’hui démontré. Vallot , pre-rmer médecin d u roi, ayant entre-pris de repeupler le Jardin-Royal,e livre commun de tous les bota-'T’stes, Fagon lui offrit ses foins. IIParcourut l 4 s Alpes, les Pyrénées,Auvergne, la Provence , le Lan-guedoc , & n’en revint qu’avec une* Cl ^, mo iff°n. Son zele fut récom-etTï) 6 P a r les places de professeurP'^rique 8t en chimie au jar-U 8a réputation le fit choi-d-OTJl. BI.

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fît en 1668 , pour être le premiermédecin de Madame la Dauphine.Quelques mois après , il le fut de laReine ; Sc après la mort de cetteprincesse, il fut chargé par le Roidu soin de la santé des Enfantsde France. Enfin , Louis XIV ,après savoir approché de lui pardegrés , le nomma son premiermédecin, en 1694. Dès qu’il futélevé à ce poste, il donna à lacour un spectacle rare 8c singu-lier : il diminua beaucoup les re-venus de fa charge. II se retranchace que les autres médecins subalter-nes dc la cour payoient pour leurserment ; il abolie les tributs qu’iltrouva établis fur les nominationsaux chaires royales de professeuren médecine dans les diverses uni-versités. Devenu sur-intendartt duJardin Royal en 1698, U inspiraà Louis XIV d’envoyer Teurnefercdans le Levant, pour enrichir cejardin de nouvelles plantes. L’aca-démie des sciences lui ouvrit fousein l’année d’après. Fagon avoirtoujours eu une santé très-foible.Elle ne se soutenoit que par un ré-gime presque superstitieux ; & ilpouvoir donner pour preuve deson habileté, dit Fontenelle, qu’ilvivoit. L’art céda enfin, & laFrance le perdit le ri mars 1718 ,âgé de près de 80 ans... II avoirépousé Marie Hobereau , dont il alaissé deux fils ; l’aîné , Antoine ,évêque de Lombez, puis de Van-nes , mort le 16 février 1741-, &le second, Louis , conseiller-d’étatordinaire & au conseil-royal, &'intendant des finances, mort à Pa-ris le 8 mai 1744, fans avoir étémarié... Outre un profond savoirdans fa profession , Fagon avoirune érudition très-variée , & em-bellie par l’beureuse facilité débien parler. Son cœur étoit encoreau-dessus de son esprit : il étoithumain, généreux , désintéressé.