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lta gore s ur [ a Rejuvrc'ïion , traduit® n italien , 15 56 , in-4 0 . V. II eutbeaucoup de part à l’immem'e re-c ueil intitulé , Polyanthea. Cet au-teur floriffoit au xvi' siecle.
I. FALIERI, (Ordelafo) dogee Venise , alla vers l’an 1162 auecours de Baudouin , r A de Jérusa-® m , avec une puissante flotte.
Aptes avoir aidé à reprendre pres-ss“ e toute la Syrie, il conquit la•L'almatie , la Croatie & plusieursa utres provinces. II rentra en triom-phe dans fa patrie ; mais il ne jouitPas long temps de fa gloire. Zara® n Dalmatie s’étant révoltée, il mit. siège devant cette ville, 8c y pé-ri ten n ïo.
II. FALIERI, (Marin) doge deVenise en 1354, forma l'horriblecomplot de s’emparer pour tou-jours du gouvernement qui lu»Uvoit été confié pour quelquesmois. II falloir se défaire des séna-teurs , & le malheureux avoir prisdes mesures pour les faire tous as-sassiner. La conspiration fut décou-verte par un des conjurés. Le sénatveilla si attentivement sur les cons-pirateurs , que 16 d'entre eux fu-rent arrêtés avec F alieri leur chef.Il eut la tête tranchée à F âge de80 ans ; les autres furent pendus ,Sc 400 complices périrent par dif-férents genres de mort. Le conjuréqui avoir découvert cet attentat,obtint des titres de noblesse & unepension de mille écus. Cette récom-pense étoit assez considérable pourbn homme de la lie du peuple ;mais elle le lui parut trop peu, 8c*! se plaignit amèrement: ses mur-mures obligèrent tes sénateurs del’exiler dans l’ile d’Augusta. S’é-rant sauvé de .cette île, il périt enPassant dans la Dalmatie.
j. fALKEMBERG, ( Jean de ) re-S'eux dominicain au commence-•bent du xv e siecle , se mêla desquerelles des chevaliers Teutqpi-
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ques avec le roi de Pologne. Uécrivit contre ce prince un mau-vais livre , qui le fit mettre en pri-son à Constance, où se tenoit alorsle concile général. Ce libelle estadressé à tous les rois, princes,prélats, & généralement à tous lesChrétiens. Falkemberg y promet lavie éternelle à tous ceux qui se li-gueront pour exterminer les Polo-nois 8c Ladislas leur roi. La con-damnation du libelle fut résolueunanimemen t dans le concile. Maiselle ne fut confirmée dans aucunesession publique , malgré les solli-citations desí'rançois, quis’éroientjoints aux Polonois ; parce que lesprincipes de Falkemberg étoientles mêmes que ceux de Jean Petit ,autre prédicateur de 1 homicide.
FALKLAND, (LuciusCary, vi-comte de ) secrétaire d’état en An-gleterre durant les convulsions desguerres civiles du régné de CharlesI, n’avoit que 33 ans lorsqu’ilfuttué à la bataille de Newbury, l’an1843. II mourut, dit Clarendon ,avec toute l’innocence de mœursqu’on conserve dansla premiere jeu-nesse, 8c avec les lumières 8c les ver-tus , qui ne font ordinairement quele fruit du dernier âge. Ce citoyenéclairé , vertueux & ferme , étoitinquiet pour fa patrie , 8c sembloitautant redouter la prospérité ex-cessive de son parti, que celle dela faction opposée. Souvent, aumilieu de ses intimes amis, aprèsun profond silence 8c de fréquentssoupirs , il répétoit tristement lemot de Paix. Pour se justifier dece qu’il exposoit plus librement fapersonne aux dangers de la guerre,que fa place ne sembloit le per-mettre , il disoit : Qu’// se croyaitobligé d'être plus hardi qu un autre ,de peur que son impatience pour laPaix ne le flt soupçonner de timiditéou de poltronnerie. Franc 8c droit aumilieu d’une cour corrompue , il
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