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Tome III.
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í[uel íî succéda , & petit-fils de Sa-turne, régnoit au pays des Latins,vers Tan 1300 avant l’ère chré-tienne. C’étoit un prince remplide bravoure & de sagesse. Commeil s’appliqua, durant son régné,à faire fleurir l’agriculture & lareligion , on le mit, après sa mort,au rang des Divinités champêtres ,& on lui donna une origine cé-leste : adoré comme fils de Mer-ture & de la Nuit , il fut repré-senté avec tout l’attirail des Saty-res, c’estádire, avec de longuesoreilles, des cornes de chevres, fanspoil à la partie supérieure du corps,& de la ceinture en bas ressem-blant à un bouc. Les poètes le con-fondent quelquefois avec le DieuPan,

I. FAVORIN, sophiste célébrésous l’empereur Adrien, étoit d’Ar-Jes. Quelques auteurs veulent qu ’ilait été eunuque, & d’autres her-maphrodite. II enseigna , avec ré-putation, à Athènes, & ensuite àRome. Adrien se plaisoit à le con-tredire. (Voyeurarticle de ce prin-ce). On dit que Favorin s’étonnoitde trois choses : « de ce qu’étant» Gaulois, il parloit si bien Grec -,» de ce qu’étant eunuque , on l’a-» voit accusé d’adultere -, & de ce» qu’il vivoit, étant ennemi de» l’empereur »,

II. FAVORIN, (Varin) né àCatnerino, ville ducale d’Italie , en1460 ; entra dans la congrégationde St, Silvestre, ordre de St. Be-noît, & parvint, par son mérite, àl’évèché de Nocera. II est auteurd’un Lexicon Grec , qui a été d’ungrand usage autrefois. La meilleu-re édition de ce livre est celle deVeniíe , 1712 , chez Bartoli-, in-folio. L’auteur mourut en 1537.On a encore de lui des Remar-ques fur la langue Grecque, fousle titre de Thésaurus Cornucopitt

FAU

& Horti Adonides , 149 í , Aidé §in fol.

L FAUR, (Gui du) seigneur déPibrac , naquit l'an 1 ;i8 à Tou-louse, d’une famille distinguée, &parut avec éclat dans le barreau decerte ville. II voyagea dans sa jeu-nesse en Italie, pour se perfection*ner dans la connoiffance du droit*De retour dans fa patrie , il futélu juge-mage. Député aux état*d’Orléans en 1 ;6o, il présenta a t*roi le Cahier des doléances qu’ilavoir composé lui-même. Quelquetemps après, Charles IX le choifi*pour être un de ses ambassadeur»au concile de Trente. II y soutint »avec beaucoup d'éloquence, les iU"térêtsde la couronne, & les liber-tés de l’Egtise Gallicane. Le chan-celier de l 'Hôpital, pénétré de sot*mérite, lui fit donner la charge d’a*vocat-général au parlement de P»'ris, en 1565. Pibrac fit renaître 1 *raison & l’éloquence dans le bar-reau , livré, depuis long-remps, á labarbarie & à l’indécence. En 157° *il fur nommé conseiller d’éiat-Deux ans après, il composa f*célébré Apologie de la St BarthèU'mi ; mais on croit qu’il ne se prêt*à cet acte, si opposé à la dou-ceur de son caractère , qu’après yavoir été contraint par des ordre 5supérieurs. Le duc d'Anjou aya nteu la couronne de Polognetrac accompagna ce prince , & rf*pondit pour lui aux harangues dses sujets. Le nouveau roi, ay* 3 *appris la mort de son frété, q’ ntt *secrettemen t la Pologne , laissa®-à Cracovie Pibrac, expose 2colere des Polonois, qui f 1,1 c !‘près de se venger de la fu !te .^roi sur la personne de sou 1,11nistre. 11 retourna heureuiemenen France, d’où on le renvoya e ^

Pologne, pour tâcher de conferv

la couronne à son maître : ^

ne réussit pas. II fut plus heu. e-