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u son retour en France, où il pro-cura , entre la cour & les Protes-tants , un traité de paix, dont il futl’arbicre, comme il en avoit étéFauteur. Henri III lui donna, pourprix de ses services, une chargede président'à-mortier. La reine deNavarre Sc le duc i y Alençon le choi-sirent pour leur chancelier. II mou-rut à Paris le 17 mai 1)84 , à ;;ans ; & la France perdit un grandmagistrat 8c un bon écrivain. M.l’abbé de CmdilUc lui reproche ,après plusieurs autres historiens,une faute considérable. Pibrae avoitété député à la cour du roi deNavarre, qui sentit le besoin qu ‘favoit de gagner unavoit toute la confiance de la reineCatherine de M.cdícls, M&ïgnefìtc »femme de Henri IV, quiconnoif-f°u > comme son époux , la nécef-fire de l’enchainer », tâcha de luiaspirer de l’amour. « E'-' e f® lt;» un phisir malin de faire suc-55 comber cet homme grave. Pi-» brae ne ftt plus que ce qu’ellew Moulut ; dc Catherine , oui n a-B von pas prévu une pulsion aussifolle dans une tête auíìi sage,S se laissa conduire par son con-» fident, qui se laiffnit mener par*> Marguerite ». ( Cours d’Hlst. ,T- tz, p. 390), Pibrae s'est justi-fié de cette faute , dont Margueriteelle-même triompha , par une Jpo-l°gie , qui doit inspirer quelquesdoutes. Si l’on. joint à cette Apo-logie fou caractère vif H impa-tient, une autre passion de laquelleil étoit alors occupé, & quelquesréflexions fur l’amour propre deMarguerite qui lui persuadoir qu’onne pouvoir la voir fans l'aimer,à qui u’eût pas été fâchée decompter, parmi ses amants , unhomme du mérite distingué de Pi-^ rac 1 on fera obligé, peut-être,A lustisier Pibrae avec dom Vaif-J s,£ eêc P abbé d 'Artigny i contre Iç
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président de Thou , Pir'fiixt , laFaille, Bayle, le président Hefi.nault, & l’abbé de Coniillac , ôcc.Nous avons de Pibrae plusieurs ou-vrages en vers & en prose. I. DesPlaidoyers , des Harangues , in-4".II. L n Dificours de Pâme & desficienees, adressé au Roi. III. UneLettre latine fiur le mxjfiacre de la
St-Barthélcmì, 1573 , kn-q”. Outreces écrits, peu connus aujourd’hui,on a ses Quatrains , que tout lemonde connoît : la premiere édi-tion est de 1574, & la dernierede 1746, in-12. La matière de cespetites productions est la morale -,leur caractère, la simplicité & lagravité. Pibrae a réuni, dans lessiens, ces deux qualités : l’utile&l’agréable y font mêlés avec goût.Ses Quatrains furent d’abord tra-duits en Grec, par Florent Chrétien,& par Pierre du Moulin ; d’autresécrivains les mirent en vers La-tins ; enfla, ils passerent dans lalangue Turque, dans l’Arabe &dans la Persane. Les François leurfirent un aussi bon accueil queles étrangers. On les faisoit ap-prendre par cœur aux enfants,& malgré leur vieillesse, on leslit encore aujourd’hui avec quel-que plaisir, tandis que ceux de Go-deau & de Defimarais font rongésde vers; mais ceux-ci n’offrenepoint ce goût des anciens, que Pi-brac avoit saisi en se formant sureux.
IL FAUR de St-Jorri, (Pierredu ) premier président au parle-ment de Toulouse, mort d’apo-plexie, en prononçant un arrêtl’anidoo, a laissé un grand nombred’ouvrages , monuments de sonérudition. Ceux que les savants li-sent avec le plus de fruit, font ;I. Dodecamnon , si vè De Del nomine& attributis, 1588 , in-8° : écrit est’,mable, qui renferme quantité depassages des Peres Grecs & Latins,