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Tome III.
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Ïï bibliothèque des Peres. Le nom«îe Faust c étoit autrefois dans leMartyrologe ; Molan fut le pre-mier qui s’avisa de l’òter. SimonHartel , auteur d’une Histoire chro-nologique des Evêques de Rie ç, a misà la fin de son ouvrage une Apolo-gie de Fauste , que les curieux pour-ront consulter. Quoique les écritsde Fauste aient été flétris , { dit leP. Eongueval, fa mémoire ne l'apoint été, patce qu’il écrivoitavant que l’Eglise eût condamnécomme une hérésie les sentimentsqu’il a enseignés. II est honorécomme Saint à Riez , où il y a uneéglise dédiée en son honneur. Sesouvrages , à ces erreurs près , fontestimables , par la réunion de laforce de l’éloquence, & de Ponc-tion de la piété, Sidoine Apollinairedit de lui : “ qu’il sembloit avoir» épousé la philosophie, après 1 a-55 voir rendue humble & chrétien-» ne -, qu’il l’avoit conduite à sonu monastère, & qu’tl avoit faitservir l’académie de Fiat on à la

» défense de l’Eglise de Jesus-» Christ ».

I. FAUSTINE , ( Galeria Faxts-TiVa ) née l’an 104, d ’Jnnius Ve-r us préfet de Rome, joignoit à lasplendeur d’une origine très-dis-tinguée, une beauté parfaite & un

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esprit fin , délié & insinuant. Elleépousa Antonìn , long-temps avantqu’il parvînt à l’empire. L’envie deplaire , & le goût pour la voluptél’engagerent d’abord dans la galan-terie, & ensuite dans un libertinageeffréné. Elle devint la fable deRome. Antonin , instruit de ses dé-bauches , se contenta d’en gémir.Rfle mourut comme elle avoit^écu , dans le dérèglement, l’an* 41 . Antonin lui fit élever des au-fiìf ^ d;s tem P* es - Faustiae , fa- e ' dont nous allons parler , faj“ tma s ur le dangereux models de

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lî, FAUSTINE , (Annia Favs -TilfA ) dite Fauftine la Jeune , filled 'Antonin le Pieux & de la précé-dente, épousa l’empereur Marc -Aurele. La nature lui avoit accordéla beauté, l’esprit & les grâces jelle abusa de ses dons. vu plaisirelle passa à la débauche, & de ladébauche aux derniers excès de lalubricité. Le sénateur & le cheva-lier Romain étoient confondus chezelle avec l’affranchi & le gladia-teur. Pour mettre le comble á ceshorreurs , elle s’abandonna à songendre, & écouta, sans rougir lesreproches que lui en fit fa fille. 11ne lui resta aucune trace de pu-deur. Cette fille, cette femme d’unphilosophe, fit plusieurs fois paroî-tre devant elle des gladiateurs &des matelots, dans un état quel’bonnêteté nous ordonne de voi-ler , pour choisir ceux qu’elle ju-geroit les plus propres à satisfairefa brutalité. On a dit que son mari,instruit de ses déréglements , fei-gnit de les ignorer ; & que lorf-qu’on lui conseilla de la répudier,il répondit : H famiroit donc que jelui rendisse sa dot ; c’est-à-dire,l’empire. Cette réponse, indignede Marc Aurèle , est d’autant moinscroyable, qu’elle suppose que ladignité impériale étoit héréditaire

On ajoute que ce prince philo-sophe éleva aux grandes chargesde l’empire ceux qui souilloìent sonlit, 8t que le peuple ne manquoitpas d’en rire ; mais le peuple pou-voir être mieux instruit que lui,de la conduite de l’impératrice.Quoi qu’il en soit, Faufline , mal-gré ses débordements monstrueux,fut honorée dans les temples com-me une Divinité. On institua enson honneur les fêtes Faufilniennes -,& des prêtres mercenaires firent fu-mer l'encens à l’autel de cette pros-tituée , avec autant de profusionqu’à celui de Diane , la dceíïe des

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