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• TII. FELIX, évêque d’Urgel >en Catalogne , ami HEliponi , éve- >que de Tolède, soutenoit, comme :lui, que J. C. est filsadoptif.Ycicice qui l’entraîna dans cene etreur.
Les mahométans, dont l’Espagneétoit alors remplie , traitoient d’i-dolâtres tous ceux qui reconnoif-soient quelque nombre dans la di-vinité. « Ils teconnoiffoient ( ditM. l’abbé Pluquet ) « Jesus-Christ» comme un grand prophète qui» avoir l’esprit de Dieu : mais ils» ne pouvoient souffrir qu'on» dît que J. C. étoit Dieu & fils” de Dieu par fa nature. Les Juifs» étoient alors, & font encore" aujourd’hui, dans les mêmes» principes, quoique le Meflie» soit aunoncé pat les prophètes» comme le fils naturel de Dieu.
» Pour répondre à ces difficultés» fans altérer le dogme de l'nnité» de Dieu, les chrétiens d Efpa-» gne difoient que J. C. n etoitn pas fils de Dieu par fa nature,
» mais par adoption. 11 paroit que>, cette réponse avoir été adoptée» par des prêtres de Cordoue > &
» qu’elle étoit assez communé-» ment reçue en Espagne. Eli-» pand, qui avoir été disciple de» Félix d ’Urgel , le consulta pour» savoir ce qu'il pensoit de J. C.
» & s’il le croyoit fils naturel» ou fils adoptif. Félix répondit» que J. C., selon la nature hu-» maine, n’étoit que le fils adop-» tif ou nuncupatis , c’est-à-dire ,» de nom feulement, & il fou-ir tint son sentiment dans ses écrits.» J. C. étant, selon Félix i’Urgd ,V un nouvel homme, devoir avoir*> aussi un nouveau nom. Comme" dans la première génération ,w par laquelle nous naissons selonla chair , nous ne pouvons tirerB notre origine que d 'Adam ; ainfi,® ns la seconde génération, qui" eít spirituelle, nous ne rece-
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vons la grâce de l’adoptioa ,que par Jésus Christ qui a reçul’une Sî l’autre, la premierede la Vierge fa mere; la fe-» coude en son baptême. J. C,,
» dans son humanité, est fils de» David, fils de Dieu : or, il est» impossible ( difoit Félix ) qu'un» homme ait deux peres, selon» la nature -, l’un est donc natu-» rel, & l’autre adopté ». Les er-reurs de Félix d Urgeí furent con-damnées aux conciles de Ratis-bonne en 79 a, de Francfort en794, & de Rome , en 799. Félixfut dépossédé de l’épifcopat danscette derniere assemblée, & relé-gué à Lyon, d’où il écrivit à sonpeuple d’Urgel une Lettre qui con-tenois l’abjuration de son erreur.
II mourut vers l’an S18.
On connoît encore un S. Fé-lix , capucin de Rome, qui sucami de S. Philippe de Néri , & quise sanctifia dans l’emploi de frerequêteur.
FF.LL , Voy. Fox, n°. II.
FELL ( Jean ), évêque d’Ox-ford en 1675 , mort le 12 juillet1686, à 6 1 ans, fut sincèrementattaché à la famille roy ale de Stmrt .Persécuté par les parlementaires ,il se renferma dans son cabinet,& y acquit des connoiffances très-étendues. Dans le temps de la ré-volution en 1660 , il reparut, Scil fut récompensé de son zele pourson roi, par des bénéfices, & enfinpar l'évêché d'Oxford. On a delui le premier volume des RernmAnglicarum Scriptores , à Oxford,1684 , in-fol. : la mort l’empêchade continuer cette savante & utilecollection. II avoit donné, avecPéarfon , une très-belle édition deS. Cyprien , à Oxford , 1682 , in-í°.avec des remarques savantes. SortNouveau-Tejlament Grec , avec les
Pariantes, imprimé dans la mêmeville, in-12, 1675, est estimé.