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Tome III.
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atrêter l’impreffion de ce chef-d’œuvre ; & il n’a pas été permisd’y travailler en France , tant quece prince a vécu. Après la mortdu duc de Bourgogne , le monarquebrûla tous les manuscrits que sonpetit-fils avoit conservés de sonprécepteur. Fénélon passa toujours,à ses yeux , pour un bel espritchimérique & pour un sujet in-grat. Son Téle'maque acheva de leperdre à la cour de France; maisce livre n’en fut que plus répandudans 1 Europe. Les malins y cher-cherent des allusions , & firent desapplications. Ils virent ce que Fé-nélon n’avoit peut être jamais vu ,Mad c de Monte f pan dans Calypso,MU* de Fontanges dans Eucharis,la duchesse de Bourgogne dans An-tiope, Louvois dans Protésilas , le roiJacques dansldoménée, Louis XIVdans Sésoftrís. Les gens de goût,fans s’arrêter à ces allusions, ima-ginées par le désœuvrement & laméchanceté, admirèrent dans ceroman moral toute la pompe d'Ho-mère jointe à l’élégance de Virgi-le, tous les agréments de la fableréunis à toute la force de la vé-rité. Ils pensèrent que les princes,qui le méditeroient, apprendroientà être hommes, à faire des heu-reux & à l’être. « Avec Télémaque» ( dit l’approbateur de ce livre) ,» on apprend à s’attacher inviola-» blement à la religion dans la» bonne comme dans la mauvaise>j fortune ; à aimer son pere & sa» patrie ; à être roi, citoyen, ami,» esclave même, fi le sort le veut.n Trop heureuse la nationpourqui» cet ouvrage pourra former quel-» que jour un Télémaque & unjj Mentor » ! Quelques gens de let-tres , tels que Faydit & Gueudeville,fermant les yeuxaux grandes beau-tés & ne s’attachantqu’aux petitsdéfauts, reprochèrent à l’auteur desanachronismes, des phrases négli-

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gc'es, des répétitions fréquentes rdes longueurs , des détails minu-tieux , des aventures peu liées, desdescriptions trop uniformes de lavie champêtre; mais leurs criti-ques , tombées dans l’oubli, n ti-rèrent rien de son mérite à l’ou-vrage critiqué. Elles n’empêtbc-rent point qu’on en fît, & qu ° nen ait fait depuis plusieurs eii'rions. Les meilleures font celles q u *ont paru depuis 1717, année d anSlaquelle la famille de i’archevêq uede Cambrai publia cette product' 011fur le manuscrit de Fauteur, en *vol. in - r 2 ; & la plus belle ecelle d’Amsterdam,en 17-54 , in-‘ javec des figures magnifiques,y en a in-4 0 qui valentMais on distingue celle que D‘ 0a publiée dernierement. On en ^fait des éditions à Rotterdam 1Liège & ailleurs, où l’on eSp !Ique , dans des notes satyriq u ^ s .’toutes les allusions qui furent jtes d abord par le public m 3 1 ^II. Dialogues des Mons , en í ' ^in 12. Le Télémaque, ou, P°mieux dire , les principales ^flexions du Télémaque, avoientdonnées pour thème auBourgogne ; ces Dialoguescomposés pour lui inspirer fl. 1 *que vertu, ou pour le corrde quelque défaut. Fénélon lesvoir tout-de-fuite , fans préption, à mesure qu’il les er °^ n enécessaires au prince ; ainsi - ° t ,par être suroris s'ils

doit par être surprisquelquefois, vides de P el ‘‘/- ortD’ailleurs, il vouloir ineneéleve plutôt par le senrimen ^par la dialeéìique. III- f sallefur C Eloquence en général J

de la Chaire en particuliei ,

Lettre jur la Rhétorique J j e sfie ; 1718, in.2. Le. rcgle.préceptes de la rhétorique . p5jvent ramenés, dans ces Ed’une maniéré vive - nette « »