FEN
Qu’otv épargnât ses terresï II futtoujours cher au duc de Bottr-g°gne-, Sc lorsque ce prince vinten Flandre dans le cours de lamême guerre, il lui dit en le quit-tant Je jais ce que je vous dois ,vous favci ce que je vous fuis. Onprétend qu’il auroit eu part augouvernement > si ce prince eùtvécu. Le maître ne survécut guetes à son auguste éìeve, mort enX712 ; il fut enlevé à l’Église, auxlettres & é la patrie le 7 janvier1715 , à 6; ans. Sa derniere ma-ladie fut une inflammation de poi-trine. On assure que, venant defaire sa visite pastorale dans unvillage, il fe mit en route à l’en-trée de la nuit. Tandis que soncarrosse traversoit un pont, unevache , qui paffoit dans un ravin,effraya les chevaux. La voitureversa, fut fracassée, & Fénélonreçut un coup très-violent, quifut la cause de fa mort. On litfur son tombeau ( dit d’Alatiben)une Epitaphe bien longue & bienfroide, à laquelle on pourroit sub-stituer celle-ci: « Sous cette pierre» repose FÉyÊLÓH ! Passant, nes-D face point , par tes pleurs , cette Epi-» tapite , afin que d’autres la lisent£- pleurent comme toi ... n Mais dbd-hmbert a trop déprécié l'Epitapheou plutôt l’Infcriptíon qu’on litfur le monument que fa famillelui fit ériger dans l’Eglife mé-tropolitaine de Cambrai. Nousn’en citerons que les passages sui-vants , où Fénélon est peint aunaturel.
Seculi litterati decus ,
Omnes dicendi lepores virtuti facravitAc veritati ;
dùm fapientiam Homerus alterV / pirat ’
«c juosque mores infcìus retcxit .^ n utraque fortunîi jibi constans ,n P r °f'perîi aulx favorcs nedum vren*
sant .
FEN S9í
Adeptos etiam abdicavil ;
In adverse Deo mugis adiuefit.
Antifiitum norma ,
Gregem sibi credimm ajstduâ fovitprczfentìiL ,
Verho nurrivit, eruiivit exemple ,
Opibus fublevavit .
Exteris perindè carus ac fuis ,
Ga/los inter & hases cùm effet me-
Has St illos ingenii sema St comitatlmorum f bi devinxit ,
Maturus Calo,
Vitam laboribus exercitam ,
Claram virtutibus ,
Meliore vitâ commutavit.
Les différents écrits de philoso-phie , de théologie, de belles-lat-tres, sortis de la plume de Féné-lon, lui ont fait un nom immortel.On y volt un homme nourri de lafleur de la littérature ancienne & ■moderne, & animé par une imagi-nation vive, douce & riante. Sonstyle est coulant, gracieux, har-monieux ; les hommes , d’un goûtdélicat, voudroient q u'il fût plusrapide, plus ferré, plus fort, plusfin, plus pensé , plus travaillé ;mais il n’est pas donné à l'hommed’etre parfait. Ses principaux ou-vrages font: I. Les Aventures deTílímaque , composées, selonles uns, à la cour ; & fruit, selond’autres, de fa retraite dans sondiocèse. Un valet de chambre, àqui Fénélon donnoit à transcrirecet ouvrage singulier, qui tientà la fois du roman & du poèmeépique, en prit une copie pourlui-même. U n’en fit imprimer d’a-bcrd qu’une perite partie, & il n’yen avoir encore que 208 pagessorties de dessous presse, lorsqueLoir-, XIV, injustement prévenucontre ['auteur , & qui croyoitvoir dans le livre une satyre con-tinuelle de son gouvernement, fit
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